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ITINÉRAIRE

Voici l’itinéraire de mes principaux stops dans l’Otago, la région la (presque) plus au sud de l’île du sud. Le plus au sud de l’île fait partie de la région du Southland, mais par simplicité pour le découpage des articles je dirai que c’est l’Otago 🙂

Road trip région des Catlins

Une histoire de vanlife

Après l’émerveillement de la vallée du mont Cook et ces délicieuses lasagnes maison, je prends la route avec mes copains en direction du sud est de l’île du sud. Sur la route, Bastien fait cavalier seul et remonte vers Tekapo pour pour aller affronter d’autres pentes enneigées alors que notre groupe constitué de Flora, Ines, Paul et moi se dirige, vers la région de l‘Otago et plus particulièrement les Catlins situés au sud de la région

Nos 3 vans à la suite, en file indienne sur les longues lignes droites néo-zélandaises c’est une scène tout droit sortie d’un film. J’ai l’impression de faire parti d’un gang secret qui part en mission ! Et pour se tenir compagnie, lorsqu’on n’est pas en train de chanter solo dans le van, on se fait des appels vidéos entre les vans pour passer le temps et l’aventure devient encore plus drôle.

Bref la vie en van entre potes !

En parlant de potes, voici Flopote, c’est le lutin des bois qui nous a suivi partout en balade.

Décoration made by Flopote

Une histoire de manchots

L’île du sud de Nouvelle-Zélande est un sanctuaire pour la nature donc un lieu idéal pour observer des manchots. Plus particulièrement les manchots antipodes, appelés en anglais « yellow-eyed penguins« . Comme son nom l’indique ils ont une bande jaune autour des yeux, tel un masque de super héro ! Rares sont les zones de l’île où on peut les apercevoir et combiné au fait que le manchot est un animal craintif allant nager 20 km dans la journée pour nourrir sa famille le soir, tout cela fait de lui une espèce encore plus dure à observer. Ils sont trop beaux, et trop mignons lorsqu’ils se dandinent sur le sable mais leur espèce est surtout en voie d’extinction.

Voilà à quoi ressemble un Yellow-eyed penguin de près

Ces deux photos ne sont pas de moi
Yellow eyed marchant sur le sable
Portrait manchot antipode

De nombreux facteurs sont responsables de leur extinction mais le principal reste le mauvais comportement du touriste. Impossible de rater les panneaux de prévention répartis dans les zones de rencontre, ainsi que les règles de bonne conduite pour l’observation de ces animaux comme le fait de ne pas accéder à la plage avant 8h du matin et après 16h pendant les mois de reproduction. Ce sont leur heures de départ et retour de l’océan. Pour cela, de nombreux spots d’observation ont été construit à distance de la zone d’évolution des manchots pour pouvoir les observer sans les perturber. Et malgré tout cela…

Voici notre histoire

Nous sommes en juillet, période de reproduction, il est donc conseillé d’arriver au spot d’observation à 15h, 2h avant le coucher du soleil pour avoir une chance de les apercevoir à la sortie de l’océan, et avant qu’ils aillent se cacher dans la forêt. Après 3h de route depuis la vallée du mont Cook, pique-nique prévu, nous arrivons à 14h à Oamaru beach au spot du bushy track lieu de vie des yellow eyed – jumelles prêtes pour l’observation. Nous sommes les seuls c’est top !

La plage vue depuis le spot d’observation

Manchots de Oamaru

L’attente dans le froid se fait longue… très longue… quelques personnes arrivent vers 15h, puis 16h. Nous sommes un peu moins de 10 à observer, chuchoter, scruter la plage au moindre mouvement. Voilà 2h que nous attendons cachés dans le froid mais à part des mouettes et 3 otaries qui font la sieste affalées sur le sable, nous n’avons vu aucun manchot sortir de l’eau. C’est le jeu, mais c’est aussi ce qui rend l’expérience excitante =] Heureusement on a Flopote pour s’occuper et le prendre un peu en photo 😉

Portrait de Flopote

A 16h30 toujours rien, les espoirs s’amenuisent. Il fait de plus en plus froid sans bouger mais on tient le coup et soudain… on en voit un prendre une vague et sortir en trombe de l’eau en s’explosant sur le sable. Il est très dur de contenir l’excitation tout en restant discret du haut de notre observatoire. Le voilà se dandiner sur le sable, et traverser la plage en faisant la marche du pingouin – étonnant hein ?! – jusqu’à son nid dans les feuillages.  🙂

Les minutes passent et nous en voyons un autre, puis le premier qui repart à l’eau, puis un autre un peu plus tard ! C’est le festival de manchots !!! Non pas quand même on a dû en voir 3 sur un intervalle de 45 minutes ^_^ Finalement la longue attente en valait la peine, nous avons eu de la chance car ce n’est pas évident, ni garanti d’en apercevoir. Il est 17h, le soleil est en train de se coucher nous nous contentons de nos trois merveilleux manchots lorsque tout à coup nous en voyons deux d’un coup sortir de l’eau pour regagner leur nid : JACKPOT.

c’est à ce même moment qu’un humain apparaît sur la plage !

D’un pas nonchalant, il se balade sur la plage, smartphone à la main et scrute l’horizon. Il aperçoit les otaries et se dit que c’est surement sympa d’aller faire un selfie avec. Notre groupe caché dans l’observatoire commence à s’insurger, siffler, crier en faisant de grands gestes pour se faire remarquer (c’est effectivement pas le top pour être discret mais perdu pour perdu autant le faire évacuer la zone). Les centaines de mètres qui nous séparent de lui sont suffisants pour nous priver de toute communication sonore efficace avec cet énergumène… Fatigué de s’égosiller, et dégouté de la situation et du manque de respect, nous regardons évoluer cette nouvelle espèce sur la plage. AFFLIGEANT !

Le merveilleux spectacle d’observation du spectacle de manchot

avait laissé la place à l’irrespect de la nature humaine.

Soudain nous voyons un des manchots sortir de son nid pour retourner en hâte vers l’océan en passant quelques dizaines de mètre derrière lui. Il ne l’aura même pas vu, et c’est tant pis pour lui : instant KARMA ! Après quelques minutes nous tentons une dernière sommation, qui par chance le fait réagir. Il nous entend, nous voit, et nous répond par de grands signes de bras. Mon Dieu, tout espoir est perdu il ne se rend même pas compte de la situation. Nos voisins d’observatoire sont en colère. Et il y a de quoi, nous avons passé 3h à attendre dans le froid et le silence le spectacle de la nature pour qu’il soit ruiné en une fraction de seconde par une personne négligeant les nombreux panneaux d’avertissements et règles de bonne conduite.

Manchot antipode
Manchot antipode regagnant son nid
2 manchots sur la plage !

Une histoire de rochers : Moeraki Boulders

Nous passons la nuit dans un freecamp en bord de route situé à proximité des Moeraki boulders. Les vans garés sous les arbres, face à la plage et l’océan nous apprécions un excellent café pré-lever de soleil. L’idée étant d’aller voir le lever de soleil directement aux Moeraki boulders. Ce sont des rochers sphériques exceptionnellement grands, de plusieurs mètres de diamètre posé sur le sable. Leur origine a une part de mystère, mais Wikipedia fournit une explication :

Une érosion de 60 millions d’années dans le sable des falaises côtières aurait donné cette forme sphérique étrange. Ils se seraient formés à partir des sédiments du fond marin pendant le Paléocène précoce. Il s’agirait de dépôts de calcites autour de noyaux de boue fossilisés.

Lever de soleil Moeraki
Moeraki boulders
Boulders
Moeraki boulders

C’est en effet très étrange et très sympa pour une balade après le café du matin. C’est d’ailleurs sur le parking de ces gros rochers que Flopote a rencontré une nouvelle compagnon de voyage !

Une amie pour Flopote

Invasion d’otaries à Katiki point

Juste après les Moeraki boulders, on fonce voir le phare de Katiki point. Et là bas quelle surprise, au moins 1 million d’otaries a envahi les lieux !! Elles ne sont pas du tout craintives et font même des poses photo. En restant évidemment à distance pour ne pas les perturber, il est quand même possible de rejoindre le bout du cap en se faufilant entre elles. Nous voilà à chuchoter et marcher dans l’herbe sur la pointe des pieds, au milieu de la colonie c’est excellent. De temps en temps, elles entre-ouvrent les yeux, lèvent la tête pour voir qui va là, puis le danger étant écarté elles se laissent tomber et s’affalent à nouveau sur l’herbe. Un vrai sketch !

Contorsion d'otarie
Colonie d'otarie à Katiki
Hey you !
Bébé otarie
Ca se prélasse
Bronzette au soleil
Les coulisses des photos

Chaque effort semble être insurmontable

Sieste ?
Bébé otarie

Comment une otarie se gratte le dos ?

Roulade de bronzage

Dunedin la ville street art

Quelques kilomètres de route plus loin, nous entrons dans la région de l’Otago pour continuer vers sa capitale : Dunedin. Joyau architectural, elle est réputée pour être le paradis des étudiant et on comprend très vite pourquoi en arrivant dans la ville. C’est la 2e plus grande ville de l’île du Sud après la très célèbre Christchurch, et également la 5e agglomération du pays. La ville prend son essor en 1881 à l’époque de la ruée vers l’or. Après qu’un prospecteur Australien y ait trouvé de l’or dans une rivière, la population est multipliée par cinq quelques mois plus tard ! La gare de Dunedin, classée dans le palmarès des plus belles gares du monde est en tout cas aujourd’hui la gare la plus photographiée du pays.

Elle est tellement photographiée que j’ai pris en photo

la façade moche de la tour côté parking 🙂

Côté parking de la gare de Dunedin

La ville possède également la rue la plus inclinée du monde : Baldwin street. Inscrite au Guinness Book des records, elle s’étend sur 350 mètres avec une inclinaison de 35 degrés. Nous n’y sommes pas allés car cette rue est située en extérieure de la ville, et une fois qu’on a trouvé une place avec le van, on continue tout à pied 🙂 Pour l’anecdote, il existe même un record de grimpe à pied de cette rue ( 1 minute et 56 secondes ), mais aussi des évènements rigolos comme le festival du chocolat où ils déversent plus de 30 000 bonbons numérotés dans cette rue pour l’amusement des petits et des grands. Un système permet de récupérer les 5 premiers bonbons qui passent la ligne d’arrivée et ils seront les numéros gagnants de la grande tombola du jour.

Rues de Dunedin

A l’identique de Christchurch, la ville possède une « street art map« . Un parcours numéroté faisant le tour des Street Art de la ville. Une façon ludique et originale de visiter la ville. Nous ne l’avons bien sûr pas raté !

Street art Dunedin
Street art Dunedin
Street art Dunedin
Street art Dunedin
Street art Dunedin
Street art Dunedin
Street art Dunedin
Street art Dunedin
Un message d'amour
Street art Dunedin

Péninsule de Dunedin : entre falaises et plages, des pyramides aux otaries

Entre montagnes aux sommets arrondis et falaises abruptes, la péninsule de Dunedin – aussi péninsule de l’Otago – est riche en escapades nature et s’est transformé en sanctuaire pour otaries, lions de mer et manchots. Les côtes de Nouvelle-Zélande étant remplies d’otaries, il est impossible de les louper, chose complètement différente avec les lions de mer qui ont des spots bien à eux. Nous avons donc privilégié la balade de 6km menant à Victory beach et plus populaire pour l’observation des lions de mer.

Victory beach et ses pyramides

Balade du jour
Balade du jour

Nous avons eu beaucoup de chance avec les manchots à Oamaru, mais malheureusement cela n’a pas été le cas avec les lions de mer à Victory beach… énorme échec, une plage vide !

Victory beach

Les paysages de la péninsule sont magnifiques et totalement différents des hautes montagnes de Arthur pass et Mont Cook au centre de l’île. Ce qui est dingue en Nouvelle-Zélande c’est qu’en seulement quelques centaines de kilomètres, on peut avoir des saison changeantes et passer d’un paysage hivernal des hauts glaciers à un paysage d’été les pieds dans le sable en bord de mer 🙂 En revanche, proche de la côte, ces collines vertes et vallonées nous rappellent la péninsule de Coromandel.

Péninsule de Dunedin

Sandyfly bay

Le road trip dans l’Otago se poursuit à Sandyfly bay. Une magnifique plage de sable où l’on peut aussi avoir la chance d’apercevoir des lions de mer… Aurons nous plus de chance cette fois ?

Sandy fly bay
L'équipe des copains
Bord de mer sur l'île du sud

MAIS QU’EST CE QUE C’EST AU LOIN ?

Lion de mer affalé

Encore des otaries… ? En s’approchant lentement on se rend TRES vite compte que c’est bien plus imposant et énorme mais tout aussi paresseux que les otaries ^^ Il s’agit bien évidemment des lions de mer. Les voilà affalés sur la plage !

Une siestasse de l'espace
Ca dort encore

Le museau enfoncé dans la plage, on peut très voir les grains se sable virevolter à chacune des expirations de ces monstres.

Lion de (ta) mer(e)

Tunnel beach

Des falaises en calcaires sculptées par l’érosion sont présentes tout le long de la côte. A tel point qu’une célèbre plage du nom de Tunnel beach est repérable du haut des collines par une immense arche. Cependant il n’existe aucun accès naturel à cette plage ! Quel dommage.

Une plage si belle et pourtant inaccessible…

Mais il semble qu’en 1870, cela n’ait pas été un problème pour le politicien John Cargill qui a fait creuser un tunnel dans la roche à la dynamite pour la rendre accessible à sa famille. On aurait pu l’appeler dynamite beach. A présent qu’on peut accéder à cette plage, il y a encore une feinte puisqu’il faut bien regarder les marées avant d’y aller. A marée basse tu peux trouver une merveilleuse plage de sable blanc au pied des falaises abruptes  et tu peux même te balader sous l’arche, mais à marée haute il est impossible d’atteindre le sable puisque les vagues viennent s’exploser violemment contre la falaise et cela devient extrêmement dangereux.

L'arche de tunnel beach
Accès à Tunnel beach
Ca bastonne les vagues

L’intérêt étant moindre à marée haute, nous avons naturellement prévu d’y aller à marée basse. Sauf que je me suis littéralement trompé en regardant le calendrier des marées et en inversant les couleurs… et nous y sommes arrivés en pleine marée haute ! Le groupe n’a pas manqué de me le faire remarquer pendant les 15 prochains jour et la déception en arrivant était immense. Nous y avons trouvé une mer déchainée qui venait s’exploser sur la falaise en créant d’immenses projections de plusieurs dizaine de mètres. Même dès la sortie du tunnel sur la plage nous recevions de l’embrun sur le visage et nous avons eu droit à une bonne douche de l’océan. Mais au final la scène de nature qui se passait face à nous était magique et spectaculaire : un moment extraordinaire que nous n’aurions pu vivre à marée basse !

Un vrai show de la nature

Comme quoi mon erreur et le hasard ont bien fait les choses car la visite a été beaucoup plus intéressante et enrichissante qu’une énième plage à visiter 🙂

Dompter les vagues
Fantasia et l'océan
Dompter les vagues
Tunnel beach
Une douche naturelle

Les Catlins : pluie, vent et neige

Nugget point

La suite du road-trip dans le sud se passe à Nugget point. De l’anglais « nuggets » signifiant « pépites », ils désignent les nombreux îlots rocheux entourant le phare du cap. Cependant à ce stade du voyage nous entrons dans la région des Catlins, le nom de la région située au sud de l’Otago. Et cette zone est réputée pour être toujours venteuse et pluvieuse, quelque soit la période de l’année. Des commentaires de backpackers rencontrés, et divers blogs internet, nous n’avons trouvé personne ayant eu du beau temps dans les Catlins.

Nous avons pu confirmer cette information !

En une seule journée et sur une étendue de 90 km nous avons eu des éclaircies de soleil, du vent, de la pluie et même de la neige !!!! Totalement dingue. Pour cette raison nous avons fait un road-trip éclair dans les Catlins.

Phare de Nuggets point
La pluiiiiie

Une belle averse est tombée environ 5 minutes après cette photo, immédiatement suivie de la neige. Nous avons couru pour regagner nos vans.

Les McNuggets

Le contre exemple d’une belle photo

En continuant un peu plus au sud sur le territoire des Catlins nous passons par le joli point de vue de  « Florence hill lookout« . J’aime beaucoup cette photo car c’est un exemple parfait qui n’est pas du tout représentatif du moment vécu. Elle donne l’impression qu’il faisait beau, qu’on s’est tranquillement posé quelques minutes au point de vue en bord de route pour prendre la belle photo et discuter de la beauté du paysage avant de continuer la route… et bien non c’est tout le contraire ! Il y avait de la pluie, du vent de malade, à tel point que le van déviait sa trajectoire lors des bourrasques de vent. Au moment de la photo, un nuage s’est écarté environ 20 secondes avant que le soleil ne reparte se cacher. J’en ai profité pour me garer et courir jusqu’au bord de la falaise et prendre cette photo alors que Flora, Ines et Paul rigolaient en m’attendant bien au chaud dans leur van. Et la pluie qui était juste au dessus de nous ne peut être vue dans cette photo au ciel bleu !

Florence hill lookout

Dans les prochains stops des Catlins prévus nous devons en éviter certains pour cause de très très mauvaise météo – je n’ai peut-être pas assez insisté sur ce point ? – Mais aussi pour catastrophes naturelles un peu moins sympa comme un effondrement de falaise. Pour cette raison tu ne verras pas les tunnels naturels de 30m de haut et 200m de long creusés par la mer que l’on appelle Cathedral caves (Ne pas confondre avec Cathedral Cove dans le Coromandel). A la place on est parti marcher sous la pluie dans le parc forestier des Catlins pour aller voir la belle cascade boueuse de « McLean falls« .

Balade dans la jungle
McLean Falls

Cette glaciale journée de route, de pluie et de neige se clôture par une nuit au camping de Curio bay. Spot réputé pour observer les manchots antipodes. Nous avons eu de la chance d’en croiser à Oamaru, mais c’était tellement unique et magique que j’ai envie d’aller retenter ma chance. Installés au camping à 16h, pendant que les uns ont besoin d’une douche chaude et les autres qui font un temps calme dans la salle commune, je m’emmitoufle dans la doudoune, le bonnet et les gants pour me cacher sur la plage et voir les manchots revenir de leur chasse.

A ma grande surprise, ce n’est pas une plage de sable mais un sol rocheux. Les vagues s’y écrasent violemment, et je repense aux manchots de Oamaru qui sortaient des vagues au sable en glissant sur le ventre. Cela me fait me poser des questions existentielles sur un atterrissage similaire sur les rochers… comment font-ils ? pourquoi ont-ils n’ont ils pas choisi une plage de sable ?

Curio bay
Grosse houle à Curio bay

Malheureusement je n’aurai pas la réponse à ces questions puisque je n’ai pas trouvé l’information et après avoir été congelé pendant 1h, je n’ai pas eu la chance de voir un seul manchot 🙁

Après mon retour bredouille, j’ai retrouvé les copains et nous avons emmené Flopote admirer les vagues avant que le soleil ne se couche.

Solidaire face au danger
Arc en ciel

Le soir, alors que nous sommes les seuls backpackers du camping nous avons squatté la salle commune. Il y faisait horriblement froid, nous n’avions pas hâte d’aller dehors dormir dans les vans. Nous n’en sommes pas fiers mais nous avons trouvé un moyen 100% non écolo de se réchauffer rapidement :

allumer tous les feux des gazinières

Méthode 300% efficace puisqu’en quelques minutes il faisait bon dans la pièce, voire même trop chaud. En ayant surement vidé les bombonnes de gaz du camping nous avons pu passer une superbe soirée en jouant aux cartes en t-shirt 🙂

Se réchauffer de façon écolo

Pour information ce n’était pas uniquement notre idée, Flopote qui lui avait déjà bu pas mal de rouge avait aussi voté pour…

Mauvaise idée Flopote

Slope point : le point le plus au sud de la Nouvelle-Zélande

Slope point c’est notre dernier stop au sud du sud de la Nouvelle-Zélande ; il s’agit du point le plus au sud du pays ! Sur le globe il est approximativement au même niveau que la patagonie au Chili. A part être l’endroit le plus venteux du monde  du pays, il n’a pas beaucoup intérêt si ce n’est le fait fort bien sympathique de prendre une photo avec le panneau indiquant la distance vers le pole sud et l’équateur.

A slope point on est plus proche du pôle sud que de l’équateur !

Le plus au sud de la NZ

Je confirme que c’est terriblement venteux. On peut s’amuser à se laisser tomber en avant et le vent est tellement puissant qu’il nous retient. Bon il y a quand même un moment où si tu penches trop tu tombes vraiment par terre ! Sinon on s’envolerait 🙂

Le vent est d’ailleurs tellement présent et puissant dans cette zone du globe que les arbres poussent à l’horizontal. Il s’agit d’un phénomène parfaitement naturel que l’on appelle anémomorphose. En effet pour survivre au pouvoir d’Eole, ils sont capables de modifier leurs direction de pousse afin d’épouser les mouvements des vents violents qui y soufflent toute l’année.

Beaucoup de vent
Arbres couchés
Le veeeeent

Après avoir fait le sud en un éclair pour cause de mauvaise météo, il est temps de remonter en direction des montagnes et d’aller faire la fête à Queenstown, la capitale des sports extrêmes.

7

Ma vie est trop compliquée pour tenir dans un texte de présentation, mais ce que je peux dire c'est que j'ai toujours rêvé de voyager autour du monde et découvrir de nouvelles cultures. Aujourd'hui, j'ai emballé mes affaires, quitté mon travail et je suis tous les jours dans un endroit magnifique ... Il ne manque plus que ma patatas fritas

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