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Une histoire de rencontre

Lors de ma visite à l’office du tourisme, je fais la connaissance de Bastien, Flora, Ines et Paul, un groupe de Français avec qui je sympathise. Ce qui ressemble à une simple discussion de connaissance entre backpackers deviendra l’essence d’une nouvelle amitié. Ils seront mes nouveaux compagnons de route pour les 15 prochains jours ! Et plus particulièrement dès le lendemain, alors que Flora, Inès et Paul font le programme de mes deux jours précédents, je pars avec Bastien en ski de randonnée dormir au refuge de la Müller Hut pour les deux jours du weekend.

Motivation

C’est parti pour 2 jours de ski freeride

Les randonneurs fous

Müller Hut

Après avoir passé une nuit glaciale chacun dans nos campervans sur le parking du départ de la rando, il fait -10°C dès 8h du matin. Le temps d’un café entre voisins de vans, et il est temps de s’équiper pour grimper à la Müller. Sur les 1100m de dénivelé prévus, le plafond neigeux ne démarre que 500m plus haut … ARNAQUE ! Donc le début se fait à pied dans par des escaliers interminables et cela avec tout le matos de ski sur le dos. De quoi faire chauffer et brûler les cuisses en cette belle journée d’hiver !

Les escaliers de la mort
Ca monte raide

Pendant qu’on souffre à la montée, on a le temps d’apprécier le merveilleux panorama qui s’offre à nous sur la Hooker valley et le glacier du mont Cook que j’ai fait la veille.

Panorama sur la Hooker valley
Quelques mètres et on chausse
Le mont Cook en arrière
En avant
Glacier du mont Cook
Une merveille
Neige fraîche
Vue sur Mont Cook

Un peu plus haut dans l’ascension, on commence à avoir une belle vue sur les séracs en face.

Vue sur les séracs
Dernière ligne droite

Après l’effort de la randonnée, notre arrivée est bien méritée avec une vue magnifique depuis la Müller Hut sur la vallée glaciaire du mont Cook.

Un champ de poudre à la hut
Mont Cook de la fenêtre
Le balcon
Müller Hut
Belles montagnes
Belles montagnes
Belles montagnes

Sunset ride

15h au refuge, le réconfort est pourtant bien mérité mais non… la randonnée n’est en fait pas terminée. Etant donné que depuis le parking nous avons fait que monter, sans une seule descente et que la nature nous offre encore 1h de soleil avant la nuit, nous nous motivons à continuer à grimper jusqu’au dôme en face de la Hut. En plus de l’énorme kiff de faire une descente au coucher du soleil face au Mont Cook, nous y allons aussi pour éviter de tourner en rond et de froid dans le refuge. Alors après une boisson chaude, on rechausse les skis, les peaux et nous voilà repartis !

C'est reparti
Vue sur la vallée

Au sommet du dôme, la vue est encore plus majestueuse et dégagée que depuis le refuge. Je prends le temps d’admirer les dernières lueurs de soleil sur toute la vallée et le mont Cook. C’est totalement dingue mais il fait aussi très très froid : Le temps d’enlever mes gants pour prendre une photo et mes doigts sont congelés, aglagla je ne sens plus mes mains 🙁

Prêt pour le sunset ride

A noter la frontale, pour skier à la tombée de la nuit, c’est la classe

En tout cas c’est surtout très très stylé de faire une descente dans un champ de neige vierge, perdu au milieu des montagnes et des glaciers face à un coucher de soleil.

Coucher de soleil dans un froid glaçant

Une histoire de popotte

Le soir ce n’est pas le grand luxe pour la cuisine. Enfin à 18h30 car depuis 17h tout le monde a froid et s’ennuie… Grâce aux panneaux solaire du refuge nous avons eu 1h30 d’éclairage, mais au moment de faire la cuisine nous aurions été plongé dans le noir sans les bougies. La soirée se fait donc à la frontale et à la bougie entre les randonneurs c’est fabuleux. C’est ça la vie dans les refuges !

Dans le refuge

Le réchaud de sorti, Bastien fait chauffer l’eau pour la soupe et le risotto tout prêt en 2 min. Les sacs étaient lourd avec le matos mais c’est surtout parce qu’on avait fait une place pour la bouteille de blanc. Finalement, avec les moyens du bord notre repas est bien plus classe que ce qu’on s’imaginait 🙂

A table
Même la place pour le vin

La nuit au million d’étoiles

Après manger les plus « foufou » veillent en lisant un livre jusqu’à 19h30 mais à 20h c’est le silence complet dans la salle commune. En effet, tout le monde est déjà dans le dortoir, emmitouflé dans son sac de couchage et certains ont déjà pris la liberté de ronfler. Devenue déserte, le froid a regagné la pièce principale mais avec Bastien nous n’avions pas sommeil… Quelques minutes plus tard nous voilà nous aussi emmitouflés, mais dans nos doudounes pour affronter le froid extérieur.

L’appareil photo et le trépied en main, je m’enfonce dans la neige pour trouver le spot parfait pour observer les étoiles et réaliser de merveilleux clichés nocturnes. Pas une lumière de pollution, le ciel est tellement fourni en étoiles visibles à l’oeil nu que cet instant devient absolument magique !

D’un côté c’est la Müller Hut

Refuge étoilé
Refuge étoilé

De l’autre côté c’est Mont Cook

Mont Cook étoilé

Une journée de ride

La nuit n’a pas été si mal, la chaleur de tous ces corps enduvetés et collés les uns aux autres a été suffisamment efficace pour nous faire passer une bonne nuit au chaud. Nous sommes levés à temps pour admirer les premiers rayons de soleil. C’est beau ! Trop beau même !

Lever de soleil
Début de journée sur Cook

Seul bémol, le robinet et le tuyau reliés à l’énorme réserve d’eau située en extérieur sont complètement gelés 🙂 Nous l’avions anticipé grâce au bureau des guides qui nous avait prévenu du gel – et oui10°C la nuit ca s’anticipe – donc la veille au soir tout le monde a été bienveillant et a remplit les casseroles pour le café et le thé du matin. Les moins prévoyants et lève-tard se sont débrouillés avec de la neige et ca marche tout aussi bien ! Seulement il faut prévoir environ 3 volumes en neige fraîche pour 1 volume d’eau 🙂 Et accessoirement tu mets de l’eau partout quand ca fond… le plan de travail de la cuisine s’en souvient encore je pense.

Après le café on ne perd pas de temps, on chausse les peaux et direction les crêtes nous voilà à glisser sur la neige vierge parfaitement bien conservée. La vue est tout aussi belle que la veille c’est un bonheur de skier en pleine nature.

Le ride des crêtes
On descend par là
Ski de rando

Dans la journée nous faisons plusieurs montées et descentes. Arrivés en bas de la super neige, on rechausse les peaux et on remonte pour une nouvelle descente en essayant d’aller chercher les meilleurs couloirs.

Une vie de freerider

Bonjour Mont Cook
Une belle descente
Bastien tout là haut
Champs de neige

Après ces superbes descentes, et ce plein de sensations fortes c’est l’heure de redescendre au parking. Nous skions jusqu’au plus bas possible de la montagne, avant de devoir s’achever moralement par la descente des escaliers de la mort… Après un weekend de ski de rando où t’as fait brûler les cuisses, puis une dernière descente tout en force dans les jambes car la neige était pourrie sur la dernière partie, tu termines 500m de dénivelé par des escaliers avec d’immenses marches plus grandes qu’un immeuble de 10 étages… et bien arrivé au parking j’avais les cuisses tétanisés, tremblantes, en feu, en compote, en tout ce que tu veux sauf en ce pour quoi elles sont faites : te tenir debout !  En plus de la fatigue, nous imaginons l’angoisse de la nuit du soir, sans possibilité de se doucher, à dormir dans le froid sur le parking…

Un coup de fil à nos copains pour retrouver le reste du groupe : Flora, Ines et Paul qui eux se sont baladés pépère aux glaciers et ont anticipé une nuit confort en réservant le Holiday park du mont Cook pour tous nos vans. A l’annonce de cette information, un immense bonheur se dessinait sur le visage de Bastien et moi. Au final pas de camping sauvage sur le parking, mais plutôt une bonne douche chaude, une salle commune cheminée pour jouer et surtout un plat de lasagnes fait maison !!!!!!! MERCI LES COPAINS 🙂

L’aventure ski de randonnée à Mont Cook était vraiment magique.

Repas avec les copains
7

Ma vie est trop compliquée pour tenir dans un texte de présentation, mais ce que je peux dire c'est que j'ai toujours rêvé de voyager autour du monde et découvrir de nouvelles cultures. Aujourd'hui, j'ai emballé mes affaires, quitté mon travail et je suis tous les jours dans un endroit magnifique ... Il ne manque plus que ma patatas fritas

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