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Miss Météo

La fenêtre météo est très pour le sommet, il fait beau le 22 et le 23 uniquement. Le 21 et tous les autres jours jusqu’au dimanche c’est neige annoncée ! Notre planning fait que nous ne pouvons pas faire l’ascension le 22 mais c’est une bonne nouvelle d’avoir l’ouverture pour le 23. Il faut pas la louper !
Le 22, à la veille de l’ascension, la journée est prévue pour monter s’installer au camp de base et se préparer au sommet.
Fenêtre météo pour le l'Island peak

Comme au camping

Au loin dans la vallée, j’aperçois toute une tribu de tentes jaunes, c’est le camp de base de l’Island Peak. Arrivé là bas on se croirait au camping ! Les tentes sont dressées à la suite les unes des autres, dans certaines il y a de la musique, dans d’autres on fait la cuisine où on se repose. C’est une mini ville.
L’aprem se déroule tranquille, nous revoyons le bases de l’alpinisme avec Quentin et Kancha. On a même une corde à disposition pour s’entraîner à la poignée Jumar. Il est 15h le temps est encore long jusqu’au soir c’est le moment de faire une siestasse de l’espace. Il fait très chaud dans la tente c’est agréable, mais lorsque je me réveille à 17h, le soleil se couche et il commence à peler grave ! Ça promet pour la nuit…
Il fait de plus en plus froid, alors avec Quentin on commence à s’habiller pour l’expédition du lendemain histoire d’avoir chaud et on se cale dans les duvets avec un peu de musique en attendant de manger à 18h30. Le service d’étage nous amène un thé directement dans la tente à 18h, c’est fortement apprécié 🙂 puis vient le repas servi aussi dans la tente : soupe + pâtes avec une sorte de sauce tomate chili. Nous sommes toujours dans nos duvets, on est servis comme des pachas et on se marre bien c’est royal !
Lobuche (gauche) et Cholatse (droite)
Camp de base de l'Island peak
Lobuche (gauche) et Cholatse (droite)

La folie du ciel étoilé

Il est 18h30 la nuit est noire et claire. Elle est tellement belle. Pas une lumière à horizon, on distingue parfaitement le ciel étoilé et la voie lactée je n’avais jamais vu ça aussi net a l’oeil nu. Obligé de poster mon appareil photo en mode Timelapse pour immortaliser ce moment avant la grande ascension. Fini les bêtises c’est l’heure de dormir, réveil à 1h du mat pour un départ à 2h…
La nuit se passe horriblement mal ! Certes il fait très très froid dans la tente mais habillé dans le duvet je suis hyper bien, là n’est pas le problème. En revanche, un yak s’est calé juste derrière la tente pour sa nuit… sauf que comme les vaches il a une cloche… Et même couché, un yak ne sait pas rester immobile ! Donc le « ding ding » avec variation d’intensité environ 300 fois par minute ça ne fait pas du tout dormir. À cela s’ajoute le tapis de sol qui n’est pas d’un grand confort quelque soit la position adoptée. Et par dessous tout une pincée de stress pour le sommet ça nous amène à un bon 23h/00h toujours éveillé. Autant dire que j’ai réussi à m’endormir durant environ 1h.

Nous les sherpas on ne fait pas un sommet pour le plaisir mais pour le travail 

 
Contre toute attente le réveil ne pique pas malgré le peu de sommeil. Toc toc, le service d’étage – pour de vrai la tente des sherpas était un peu plus haut que nous + le fait que tout était amené sur des plateaux on peut considérer que c’est un service d’étage – nous apporte le petit dej. Au menu : Tsampa pooridge + cappuccino ça cale bien !
Pour info le Tsampa pooridge est une spécialité Tibétaine à base d’orge, de thé, de beurre et de sucre/sel. C’est extrêmement nutritif, et pour faire simple et ça ressemble à de la pâte a crêpe au sarrasin pas cuite. Mais c’est pas mauvais 🙂
Tsampa pooridge ou la pâte au sarrasin...
Nuit étoilée au camp de base
Nuit étoilée au camp de base

Le moment tant attendu

Frontale allumée, baudrier enfilé, thermos de thé, crampons et piolets dans le sac, il est 2h du mat on a des petits yeux mais le sourire ! C’est ainsi que dans la nuit noire débuta la marche en direction de l’Island Peak.
C’est assez long et la montée se fait raide mais nous faisons beaucoup de pauses. La respiration galère mais on arrive à suivre. Car ici à 5300m, ce qui serait une marche d’approche pour une randonnée d’un 3000m est pour nous de la haute montagne où chaque pas est un effort. J’aimerais regarder le paysage autour de moi pour penser à autre chose mais je ne vois pas à plus de 5m devant moi, il fait nuit noire. Alors avec ma frontale je regarde à droite à gauche en espérant que le faisceau du lumière me montre un petit peu ce qui m’entoure… Hormis les étoiles qui sont belles, je distingue des formes, mais rien de concret alors je me replace tête baissée, dans les chaussures de Quentin qui marche devant moi, et j’admire les roches brillantes sur lesquelles nous marchons. Cela faisait 1h que nous marchons et il faisait assez froid mais les petits gants en soie me suffisaient… jusqu’au moment où sortir mes gros gants -29° était devenu vital pour ne pas perdre mes doigts.

Bientôt le  « Crampon point »

En levant la tête j’aperçois 2 groupes de lumières plus haut dans la montagne. Ce sont les frontales de ceux qui sont partis avant nous, respectivement 00h et 1h. En fait c’est super cool car ça donne une estimation du parcours, de la topologie du terrain, et du temps pour atteindre chaque point. C’est motivant – oui dans ces moments là on cherche de la motivation comme on peut. Et c’est encore plus motivant de rattraper le groupe devant nous, alors que nous ne pensions ramer grave ! Ce petit cirque nocturne a duré pendant 3h30 jusqu’à jusqu’à 5h30 du mat jusqu’à ce que nous atteignons le « crampon point » au lever du soleil. En effet en haut de cette dernière arête rocheuse que nous venons de grimper dans la nuit, nous arrivons au commencement du glacier et de la neige. C’est un endroit assez exposé au vent et notre ressenti de température déjà froide a soudainement chuté pour nous paraître glaciale.

Bonjour monsieur Bouletos

C’est le moment de mettre les crampons. Je galère je n’y arrive pas pourtant c’est pas bien compliqué ! Au bout de quelques minutes, le guide Kancha vient à mon secours puis il me regarde avec un air de « tu es un gros boulet« .
Je me dis « oups il y a quelque chose qui va pas« , puis il me dit « not compatible« .
Je pense que je n’ai pas besoin de te traduire 🙂
En fait j’ai des chaussures semi-cramponable (avec l’encoche juste à arrière), et les crampons de loc étaient des crampons « entièrement cramponable » donc pas compatible…
Tout ça pour ça ? Faire le boulet et ne même pas pouvoir aller au sommet.
Ça m’apprendra à ne pas vérifier le matériel, mais là ça met vraiment une grosse claque !
Alors que le soleil se levait et tous les sommets autour de nous se dessinaient joliment, je levais la tête et voyais le sommet de l’Island Peak enneigé. Il est à 300m mais non je n’irai pas ! Je suis coincé sur cette arête rocheuse de *****, dans le vent glacial à regarder mes crampons que je ne pouvais pas enfiler…

Un dieu parmi les hommes

Kancha regarda Quentin, puis me regarda à nouveau avec un sourire. Je ne trouvais pas ça particulièrement drôle mais bon autant le prendre à la rigolade ! En fait c’était un sourire de « j’ai une solution ». Quentin lui a des chaussures cramponables donc mes crampons peuvent aller sur ses chaussures… Et heureusement pour moi, il avait des crampons semi-cramponables !
Ce miracle, m’a permis d’échanger les crampons avec lui et de poursuivre l’ascension, sinon mon Island Peak se serait arrêté là !
MERCI QUENTIN ! 
Si tu lis cet article je ne te remercierai jamais assez, même avec l’oeuf dur de la victoire ! 🙂
J’ose même pas imaginer le pire entre attendre là 4h dans le froid qu’ils montent et redescendent ou tout le monde redescent à cause de moi en gâchant l’ascension de Quentin ? Heureusement l’histoire ne le dit pas !

Rambo à la montagne

Nous voilà encordés à marcher sur la neige. D’après le créateur de l’Island Peak ça ne devait pas être assez physique ce que nous avons grimpé avant, du coup il a décidé de faire une montée bien raide avec les crampons ! De quoi frôler la PLS – perso j’aurais fait pareil pour dégoûter les alpinistes et les dissuader de continuer. Monsieur le créateur a raté son coup parce après cette montée bien essouflante, on est arrivé dans un labyrinthe de glace – j’exagère a peine – et c’était magnifique, du coup reboostant. Nous tournions entre les séracs du glaciers, parfois au dessus, parfois en contournant, en apercevant dans la neige quelques failles sans fond. Certaines étaient a accessibles avec de la neige en pente douce et donnaient l’impression de cacher une immense caverne de glace qu’on a envie d’explorer ! On commençait à se faire des films avec Quentin mais les énormes stalactites bordant l’entrée nous ramenaient vite à la réalité du danger : « et si ça s’écroulait ? »…  Puis dans certains trous j’avais tellement envie de jeter quelques chose pour entendre l’impact et estimer une profondeur, où tout simplement dire « il n’y a pas de fond » 🤣.
A l’euphorie de cette « balade » se mêlait admiration et alpinisme. Le long d’un mur de glace, je réalisais alors ma première utilisation de la poignée Jumar : poignée bloquante qui consiste à se hisser d’une main sur la corde pendant que l’autre main plante le piolet. Du grand Rambo quoi, on s’y croirait presque !
 
Après plusieurs Rambo, nous voilà arrivés sur le grand glacier avant la montée finale. Ça faisait comme un énorme champ de neige vierge avec au bout un mur. De là où on était ça ne paraissait pas tellement impressionant et avec Quentin on se disait « allez ça va c’est bientôt la fin ». On était pas au bout de nos peines.
Quentin en pleine forme

Il était une fois le petit doigt

Cela faisait depuis le début de la neige – soit environ 1h –  que je ne sentais plus mon petit doigt de pied gauche ET le petit doigt de pied droit. Je n’arrêtais pas de les remuer dans ma chaussures pour les réchauffer et retrouver leur sensation… Mais rien. Lors de la traversée du glacier sur cette grande plaine, c’était le moment idéal pour aller vérifier leur état et les réchauffer. 
Tranquilou Bilou, au milieu du glacier j’annonce à Kancha « not feeling my foot, need to warm it up », puis je m’assieds dans la neige enlève les gants et tente d’enlèver le crampon droit. Mes mains étant déjà froides sous les gants, les enlever ne m’aide pas à avoir des sensations au bout des doigts pour bien faire les choses. Plus je galère, plus je panique, et donc plus je galère 🙂
Je parviens après quelques cris d’énervements à enlever le crampon droit, ma chaussure et la chaussette. Oui, à ce moment de l’histoire je suis assis sur un glacier à 6000m en tenant mon pied nu dans la main comme si je venais d’attrapper le Saint Graal. Je me disais alors « toi je te remets pas en chaussure tant que tu m’auras pas donné signe de vie« . Je n’avais jamais senti un froid aussi intense et le premier réflexe en sortant la chaussette a été de contrôler la couleur du petit doigt. Alors que j’étais en train de frictionner le pied pour le réchauffer je ne sentais rien… Mais alors vraiment rien ! Je ne sentais même pas ma main au contact du pied et on pouvait me planter une aiguille dans le petit doigt ça n’aurait rien changé. Du coup panique et j’envisageais 1 million de scénarios dont les principaux :
– il perdit son doigt de pied en tentant l’Island peak
– si seulement il avait pas pu échanger ses crampon
– amputation a Kathmandou 
– champion du monde de bouletos 
 
Après quelques frictions j’avais une sensation de mieux alors je remis la chaussette et la chaussure pour m’occuper du gauche 🙂
En m’occupant du gauche je ne sentais toujours pas le droit même en essayant de le bouger. Ce que j’avais fait n’avais servi à rien du coup re panique. 
 
NB : les paniques décrites sont des paniques internes qui me faisaient faire n’importe quoi sans bien réfléchir, je n’étais pas en train de crier sur le glacier que j’allais perdre mon doigt de pied !
Après de longues minutes et les 2 pieds à l’air, Kancha me proposa une paire de chaussette de son sac. Je la pris et la superposa avec la mienne pour aider mes pieds à se réchauffer en me disant « tant pis pour les ampoules, je sauve d’abord mes doigts« . En remettant le pied dans la chaussure c’était pire et j’étais encore plus comprimé. Le bordel n’en fini jamais !
Au final je ne garde que la chaussette de Kancha et lui tend la mienne 🤣
Je ne sais pas combien de temps a duré ce cirque – Quentin une estimation ? – mais après de longues minutes j’ai retrouvé la sensation de mes petits doigts et c’était un bonheur immense !
NB : heureusement que pendant toute cette exhibition, il n’y avait pas un souffle de vent sur le glacier, sinon ça aurait été 1000 fois pire et il n’y avait aucun endroit pour s’abriter. L’histoire ne raconte pas ce scénario et heureusement pour moi !

Un mur de glace

L’ascension se poursuit et nous voilà proches des 6000m, il reste environ 200m c’est pas la mer à boire. En fait si !
Cela faisait 5h que nous étions partis du camp de base dont 1h sur la neige, et en voyant ce dernier mur on était loin d’imaginer qu’il nous restait encore 2h pour le gravir. Nous voilà face à ce mur vertical de neige et de glace géant, je prie pour que John Snow le King of the North nous vienne en aide – référence Game of Thrones. 
Mur de glace de 5m de haut
Mur final qui parait ridicule sur la photo...
Me voilà faire du Rambo machinal. Bras droit qui se hisse avec la poignée Jumar, bras gauche qui plante le piolet puis pause parce que c’est déjà trop physique, puis cette boucle qui se répète indéfiniment. Au bout d’un moment vu qu’on tétanise des bras, on change d’action. Le bras droit passe au piolet, le gauche qui hisse. On pense avoir bien grimpé et on a fait que 50cm… C’est affreux ! Les gens au dessus et en dessous de nous tombent comme des mouches. J’observe le monsieur au dessus de moi, cela fait bien 2 minutes qu’il est en pause à la vertical, le bras droit figé sur la poignée, le piolet planté à gauche et la tête enroulée dans son bras droit en signe d’épuisement. « Don’t stop me now » de Queen tourne en boucle dans ma tête pour me donner la force nécessaire à atteindre le sommet !
Grâce à la mélodie, je tente un coup de reboost, une grande inspiration, et je me crie dessus  « allez t’es à la fin bordel ! ». 
NB : ce que j’ai vécu à ce moment c’est cet instant précis dans les films où le héros est en train de perdre son combat, avachit par terre sans plus pouvoir bouger. Le méchant va mettre le coup de grâce mais à ce moment gros flashback de la vie du gentil grâce à une petite fée, c’est alors que ce héros reprend ses esprits et vient faire une  parade de Yakuza contre son adversaire et gagne le combat.
Alors que tout le stade m’acclame, au ralenti, je lève la tête vers le sommet, prends une grande inspiration, tire sur mon bras et me hisse à la poignée, puis coup de piolet, coup de crampon, je monte les pieds et je recommence BIM BAM BOUM je suis une machineeeeeee !!!!!!
Après 3 répétitions, je pense avoir fait un exploit mais je suis en train de respirer comme un buffle, j’ai pas beaucoup avancé, je n’ai plus de force, et suis complément tétanisé comme sur un mur d’escalade… Je me retrouve ainsi dans la même position que le monsieur du dessus, en PLS, la tête enveloppée dans mon bras tentant de retrouver force et respiration. Cette souffrance à duré 2h pour venir à bout de l’Island Peak.
Quentin au sommet de l'Island Peak
J’essaie de raconter de la plus transparente et véridique des manières ce que j’ai vécu lors de cette ascension mais tant qu’on ne le vit pas il est difficile de s’en rendre compte. Même à 1m du sommet, on se dit pourtant que c’est fini et qu’on peut tout donner… mais non, j’avais tellement donné pour arriver là que j’ai fait ma dernière pause de PLS ici, à 1m du sommet, incapable d’avancer.
Dernier coup de piolet sur l’Island Peak et me voilà en train de le hisser de toute ma hauteur debout sur le minuscule sommet. Je n’en revenais pas ! Le sommet est tellement petit que seules 8 personnes tiennent là-haut.
Je regarde dans le vide, d’où je viens, et vois Quentin dans la même souffrance que moi à quelques mètres du sommet ! J’essaie de lui donner le dernier coup de boost nécessaire pour qu’il me rejoigne les bras en l’air au sommet de cette montagne. Mais c’est l’erreur de trop, le voilà qui tomba à la renverse, la corde se détachait piton par piton et je le vis tomber au ralenti les bras battant dans l’air, sur les 200m d’apic : « QUEEENTIIIIN NOOON » !
Non non là c’est une énorme blague – pas drôle certes – car durant tout le Trek Quentin a été très bon scénariste lorsqu’il fallait déformer la réalite. Je pense notamment aux expériences russes dans le laboratoire secret caché sous la pyramide de Lobuche, ou à l’appareil photo-robot tourelle des usines Canon.
Bref, il est 9h du matin et après 7h d’ascension, nous voilà à 6189m d’altitude ! A célébrer cette victoire piolet en l’air, au sommet de l’Island Peak, avec une vue de malade à 360° sur l’Himalaya. Seul bémol, les nuages, mais ils ne gâchent pas la vue puisqu’ils sont au dessus des montagnes. On peut pas non plus tout avoir !
Le temps de faire quelques photos, de célébrer cette ascension et surtout de tenir ma promesse en accrochant le Khada à la banderole déjà présente au sommet. Il est temps de redescendre, déjà parce que c’est pas confortable de rester debout sur une pointe de 1m2, mais surtout pour laisser la place à ceux qui sont en train de galérer dans la montée. La descente se fait en rappel à la Tom Cruise, mais même ça c’est hyper fatiguant à 6000m. Petite pause picnic oeuf dur et amandes, et nous rattaquons la descente totalement fracassés. Lorsque nous engageons la partie des cailloux on se dit qu’on a bien fait de faire cette partie de nuit car en voyant le tas de pierres que c’est … La descente nous paraît interminable et c’est hyper déprimant de voir cette montagne d’en bas ! Il est 13h, cela fait long depuis 2h du mat que nous sommes partis, nous arrivons enfin au camp de base sur les rotules mais avec le sourire. Les sherpas restés là nous félicitent et s’empressent de nous servir le thé et à manger au chaud dans la tente. Assis là, les pieds à l’air, on se regarde avec Quentin, on rigole nerveusement mais on ne réalise pas vraiment. Puis on finit par se dire :

Ça y est on l’a fait

NB : la journée n’était pas finie, il fallait encore faire 2h du marche pour rentrer à Chukung…. Interminables !
Panorama de l'Island Peak
Panorama de l'Island Peak
Panorama de l'Island Peak
Au sommet de l'island peak
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Ma vie est trop compliquée pour tenir dans un texte de présentation, mais ce que je peux dire c'est que j'ai toujours rêvé de voyager autour du monde et découvrir de nouvelles cultures. Aujourd'hui, j'ai emballé mes affaires, quitté mon travail et je suis tous les jours dans un endroit magnifique ... Il ne manque plus que ma patatas fritas

Commentaires:

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    Anonyme

    7 novembre 2019

    Aventure humour challenge sincérité
    Tu nous fais tout vivre
    Merci Thomas
    Maryse

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    Marcel

    5 novembre 2019

    Bravo Tom…ton humour t,a permis d,atteindre LA REALITE UN ENORME SOUVENIR Marcel.

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    Nico

    4 novembre 2019

    Quelle performance ! Bravo. Ascension incroyable

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    Anonyme

    4 novembre 2019

    Quelle performance ! Bravo. Ascension incroyable

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