Top

L’enfer du transport

Au départ de Rantepao à moins de louer les services d’un chauffeur privé, il ne faut pas moins de 3 jours pour pouvoir poser le pied sur les îles Togian. La première journée annonce la couleur avec 14h de bus jusqu’à Tentena – 8h 22h. Le bus est vraiment confortable mais la mama à côté de moi a jugé bon d’installer sa fille entre nous ; du coup je ne bénéficiais plus vraiment du confort optimal. Le lendemain, c’est un combo 1h de minivan jusqu’à Poso puis 3h de voiture partagée jusqu’à Ampana : porte d’entrée de l’archipel des Togian.  Les bateaux ne partant d’Ampana qu’une fois par jour, il faut être patient et passer la nuit dans cette ville.Cependant mon hôte était vraiment trop sympa et m’a offert une de ses spécialités culinaires. J’ai oublié le nom de ce superbe wrap de riz roulé dans une feuille de bananier et farci aux anchois. Je ne me prononcerai pas sur le goût 🙂
Chaud pour 14h de bus ?
Bus très spacieux
Cache cache dans le bus
Cadeau maison
Les îles Togian regroupent plusieurs petites îles et selon le lieu que tu choisis pour te loger cela peut être plus ou moins compliqué d’y aller. Dans la majorité des cas il faut repasser par Wakai située sur l’île principale et les bateaux public ne sont qu’une fois par jour – 20.000 roupies = 1.5€ sinon c’est speedboat privé jusqu’à 600.000 roupies = 40€. Si quitter les îles Togian par le sud via Ampana peut se faire tous les jours, traverser au nord jusqu’à Gorontalo n’est possible que 3 fois par semaine et lorsque le ferry est en état de marche. À présent tu comprends pourquoi venir jusqu’aux îles Togian demande du temps et de la flexibilité puisqu’on perd facilement quelques jours à chaque déplacement. Pour ma part la journée commence mal car lorsque j’arrive au port le seul ferry public de la journée jusqu’à Malengue est complet. Si je ne veux pas perdre un jour du plus, ça sera donc obligatoirement un private boat bien étroit pendant 3h, le tout étant plus cher et plus lent bien sûr ! Les premières 10 minutes de bateau avec les jambes pliées, tu rigoles et tu dis « oh lala il est vraiment étroit ce bateau », et les 2h30 qui suivent tu souffres en silence à essayer des positions saugrenues pour déplier tes jambes…
Notre formule 1 vers Malengue
Petit bateau spacieux vers Malengue
Je crois qu'il pleut là bas

Malenge

Sur les conseils de Jimena et Raphaël – rencontrés au pays Toraja – je me pose sur l’île de Malengue. Sur cette île comme sur toutes les autres, les logements sont régit par des resorts et quelques homestay locales. Mon choix s’oriente vers le moins cher qui se trouve être un homestay local d unom de Malengue Indah – Jolie Malengue en Indonésien – donc bien plus sympa qu’un resort.
Bungalow à Malengue Indah
Mon chez moi de Malengue
Paysage des îles Togian
îles Togian
Plage de Malengue Indah

La plage est toute mignonne, c’est beau, il fait chaud, tout le monde rêverait de se prélasser ici, c’est les vacances et pourtant… je ne m’y plais pas ! Sachant la chance que j’ai de me retrouver sur les îles Togian c’est très égoïste de dire ça mais je vais argumenter ma dernière phrase.

  • Première raison : dans la majorité des cas les hôtels sont isolés dans des criques privées et uniquement accessibles en bateau, le reste de l’île étant de la pure jungle. Il est donc impossible de prospecter d’autres hébergements à pied, ou même trouver des amis etc… Tu es donc coincé sur ta plage !
  • Deuxième raison : les activités intéressantes des îles Togian – plongée, volcan, snorkeling, plages, lac aux meduses, etc – sont des excursions à la journée en bateau dont le prix est à partager selon le nombre de personnes. Problème : actuellement c’est la basse saison, les homestay et resorts sont tous quasi vides donc soit je ne fais rien, soit cela va revenir très cher (style 25€ pour aller faire du snorkeling). D’habitude c’est chouette d’être seul sur une plage, mais là pour une fois c’est contraignant !
Iles Togian
Des enfants sur Malengue
Village sur Malengue
Une plage des îles Togian
Cependant j’ai choisi l’île de Malengue car il est possible d’accéder au village Bajo à pied – visite phare à ne pas manquer dans les îles Togian – ainsi j’assure de visiter au moins un lieu d’intérêt gratuitement ! Et bien heureusement car ce fut la meilleure journée de mon séjour dans les îles Togian. Comme d’habitude je n’aime pas rester la journée à griller sur le sable, et je prends bien plus de plaisir à découvrir des villages locaux en rencontrant les habitants ce qui me donne souvent droit à de beaux moments de partage. Et le village Bajo n’échappe pas à la règle. Réputé pour avoir le plus long ponton d’accès , soit 1Km, je l’utilise comme décor principal de la course « Mario kart édition Togian » de l’épisode 28. C’est pendant mon tournage que je rencontre un groupe d’enfants de retour de l’école. Très souriants et curieux, je les invite à sauter du ponton avec moi et après une séance photo et quelques bonnes rigolades, je parcours le kilomètre de ponton en fanfare avec eux.
Pulau Papan
Les enfants Bajo
Une eau de malade
Entrée du village Bajo
Depuis le village bajo
Mission réussie, me voilà pote avec ces enfants, je suis à présent un infiltré du village Bajo. De mon expérience en Asie, une infiltration avec des enfants est toujours le début à quelque chose de bien plus énorme qui m’attend par la suite. Fidèle à la règle d’infiltration, c’est sous les rires des adultes que nous courons les derniers mètres du ponton car les planches de bois nous brûlent les pieds. Ces enfants sont trop mignons et m’invitent à rencontrer leur parents. Me voilà sur une terrasse, au milieu des adultes Bajo et des enfants avec qui je rigole beaucoup. Pause rafraîchissement et contribution au commerce local, j’achète 2 kgs de mangoustans aux parents – j’adore ces fruits – que nous partageons tous ensemble et c’est fabuleux.
Les enfants Bajo
Les Bajo en pleine forme
Accueil avec les familles locales
Le ponton de 1km
Enfants bajo
Petite sieste oklm
Pêche du jour
Une carte postale
Même s’ils ne parlaient pas Anglais, c’est en se montrant les choses nous nous sommes mutuellement appris des mots anglais-indonésien : chat, chien, soleil, mer… Puis nous avons passé l’après midi à faire des sauts dans l’eau depuis le ponton sous le regard amusé des parents. De plus, j’ai marqué des points d’infiltration avec ma démonstration de hiphop. Ce petit village bajo se visite normalement en 20 minutes, mais au final Toto a fait la nounou durant de longues heures, comme s’il était chez lui. Expérience inoubliable !
Du bleu à perte de vue
Je vais par là bas a+
Moments magiques

Kadidiri

De retour au homestay de Malengue Indah, l’ennui se refait sentir vite car je ne veux pas payer les excursions solo, il est temps de trouver une île avec plus de monde. Séjour express et un matin à 6h30 me voilà dans le ferry journalier de retour à Wakai pour repartir sur l’île de Kadidiri, normalement plus populaire – du moins je l’espère…
Les îles Togian sont très touristiques et en haute saison il est recommandé, voire même obligatoire de réserver les logements plusieurs mois à l’avance. L’avantage pour moi d’y être en basse saison, c’est que je peux changer d’île et de homestay à tout moment puisque rien n’est plein et ça c’est royal. En revanche l’énorme inconvénient, comme expliqué plus haut, c’est justement comme les touristes se font rares c’est compliqué de regrouper du monde pour les excursions afin de partager les frais. Me voilà au Kadidiri Paradise resort sans réservation pour les 4 prochains jours.
Ponton de Kadidiri Paradise
Session surf

Karina beach et lac aux méduses

Youpi j’ai enfin réussi à regrouper 6 personnes pour une excursion journée. J’ai tellement galéré à les rassembler que ce sera malheureusement la seule de mon séjour sur les îles Togian. J’avais également prévu d’aller sur « Una Una », un volcan en activité et également réputé pour ses belles plongées mais les gens présents au resort y étaient déjà allés ou alors ils n’étaient pas intéressés, tant pis chou blanc ! On se contentera de Karina beach et du lac aux méduses.

Il fait beau, il fait chaud, la journée est géniale, nous débarquons sur Karina beach une plage déserte paradisiaque. L’eau est tellement turquoise et cristalline c’est magnifique. Temps de snorkeling pour les uns, bronzette pour d’autres, nous apprécions notre excursion au paradis.

Karina beach
Karina beach

Cependant j’ai été très déçu par l’environnement. Dans un endroit aussi merveilleux que les îles Togian, de nombreuses plages – dont Karina beach – sont polluées par des déchets en tout genre : bouteilles plastique, paquets de cigarette, chips, boites de conserve … Je ne parle pas de 3 petites bouteilles, mais bien d’amas considérables de déchets : sur le sable, au fond de l’eau…partout ! La plage est suffisamment grande pour que ça ne se voit pas sur les photos mais je ne pouvais pas rester là à bronzer sur le sable en voyant tout ça autour de nous. J’étais vraiment dérangé et je regardais les autres touristes autour de moi, mais malheureusement ça n’avait pas l’air de les déranger, ou alors ils devaient se dire « c’est triste mais qu’est ce qu’on peut y faire » ? Alors tout le monde faisait comme si de rien n’était, à chercher un angle sans plastique pour leur photo Instagram.

Qu’est ce qu’on peut faire ? Ramasser peut-être ? 

Certes les gens sont en vacances et ne veulent pas ramasser les ordures, mais si les locaux ne s’en occupent pas, qui le fera ? Dans 5 ans  – ou moins – ces touristes ne voudront plus revenir sur les îles Togian car c’est trop pollué ou alors referont leur photo Instagram en plein milieu des bouteilles plastique comme à Bali. Préservons la planète et encore plus les endroits qui ne sont pas encore trop atteints.

Je suis donc parti à l’eau avec mon masque pour faire de l’éco snorkeling et regrouper les déchets sur le sable. Je ne comptais pas sauver le monde tout seul, mais l’idée de ma démarche était déjà de montrer l’exemple aux locaux, mais aussi aux touristes présents sur la plage qu’en 10 min on peut déjà ramasser beaucoup. Une fois tout regroupé sur le sable la montagne de déchet était vraiment impressionnante… Dans le lot 3 m’ont aidé après un petit moment d’hésitation mais tous les autres nous ont regardé ! #faudrapasvenirseplaindre

Eco snorkeling

La suite de la journée se passe dans un lac, et plus particulièrement le lac aux méduses, un endroit absolument insolite. Il y a des milliers d’années, le mouvement des plaques tectoniques a emprisonné méduses et poissons dans ce lac nouvellement formé. Sans prédateurs, leur ADN a muté et les méduses ont perdu leur capacité à sécréter du poison ce qui les rend inoffensives et nous permet aujourd’hui de nous baigner avec elles 🙂

Énorme kiff de se baigner avec des méduses

La première sensation est trèèèès bizarre car en nageant on sent des chatouilles un peu partout sur le corps. Sentir quelque chose sous ses pieds alors qu’on nage est très perturbant. L’eau du lac n’est pas transparente comme dans la mer, alors pour cette raison il est fortement recommandé d’avoir un masque pour se déstresser et les admirer sous l’eau. Elles dansent et virevoltent autour de nous c’est une expérience magique.

La classe ce lac
Medusaaaaaa

Flash McQueen

En février sur les îles Togian, c’est la saison des pluies, c’est pour ça qu’il n’y a personne et que c’est la basse saison mais en fait il ne pleut que le soir et la nuit. Les journées sont magnifiques et très chaudes donc c’est vraiment le bon plan ! Les orages pètent au loin, à tel point qu’il y a magnifiques éclairs sur la mer, et j’en profite pour faire une séance photo.

LA BLAGUE DE TOTO : Quel est le comble d’un éclair ?

** C’est de se faire flasher **

Un flash d'éclair
Nuit étoilée sur Kadidiri
Nuit orageuse à Kadidiri

Coincé au paradis

Pour quitter les îles Togians vers Gorontalo, le seul moyen est d’attraper le ferry de nuit à Wakai qui passe entre 2 et 3 fois par semaine. Il vaut mieux bien calculer son planning.
Le jour de mon départ de Kadidiri Paradise, il était prévu une dernière matinée repos avant que le resort me ramène au port de Wakai, à temps pour le ferry de 16h. Mais ce jour là, rien ne s’est passé comme prévu…
A la différence des autres jours, je ne suis pas réveillé par le bruit des vagues mais par des cris…  « Thomas, Thomas, Thomas ? » 😱 Façon Superman en mission de sauvetage, je bondis de mon lit et SURPRISE, j’apprends que le ferry est annulé pour cause de panne moteur. Nous étions 7 à quitter l’île ce jour, nous voilà coincés au paradis ! A savoir que 3 jours plus tôt, pendant notre petit déjeuner, même scénario, des gens en panique faisaient leurs bagages à toute vitesse le matin car le ferry venait d’être annulé et qu’ils avaient un avion à prendre… A ce moment là j’étais loin d’imaginer que je serai dans la même situation quelques jours plus tard.
Coupé d’internet, et de toute communication avec le monde extérieur nous remettons notre destin entre les mains du staff qui nous proposent 2 solutions :
  • retour à Ampana en speedboat via Wakai puis 1260km par la route jusqu’à Manado dans un van privé soit 24h de route avec un seul chauffeur pour 1 000 000 roupies par personne – 66
  • retour à Ampana en speedboat via Wakai puis 5h de bus jusqu’à Tuwuk pour attraper un avion à 80€ le lendemain vers Manado.
La solution avion étant plus onéreuse et moins fiable – trop dépendante du bus vers Tuwuk, c’est le couteau sous la gorge et sans autres ressources que nous choisissons notre destin en 5 minutes mais ça ne me plaît pas. Prisonnier de la situation quels choix avons nous ? Si je tente de me débrouiller par moi même avec des bus locaux vers Manado c’est à coup sûr une énorme galère, d’un autre côté 1200km en van avec un seul chauffeur ça ne fait pas rêver !
Arrivés à Wakai en attendant notre speedboat pour Ampana, nous entendons parler d’un ferry mystère non officiel au départ de Pasokan – une île à 3h de navigation – qui fait également la traversée. On ne sait pas si c’est vrai, mais personne ne veut faire 24h de van, et on cherche un petit peu d’aventure alors on tente un coup de poker et on chope un bateau local pour nous amener à ce ferry mystère.

A la poursuite du cargo fantôme

Après une galère pas possible pour trouver ce cargo et monter à bord, nous voilà en route pour 8h de traversée jusqu’à Gorontalo. Ce n’est pas un ferry officiel, c’est un cargo et en écoutant les potins Indonésiens, il semble qu’il fasse régulièrement la traversée sauf que personne ne connaît sa route. Même pour les locaux il est impossible de savoir à quel port et à quel heure sera ce cargo. Il faut savoir qu’à Wakai lorsque nous avons dû prendre la décision, certaines personnes avaient un impératif d’avion et ont préféré assurer leur trajet par la route plutôt que de partir à la chasse au cargo fantôme. Nous avons donc énormément de chance d’avoir suivi cette rumeur. Nous ne sommes que 4 étrangers parmi les locaux et l’ambiance à bord est mythique. Ça picole, ça rigole, on parle Indonésien, on fait des photos, le bonheur !
Mon cargo hôtel
Débarquement à 1h du mat
Pour ces 8h de traversée, certains choisissent de se payer une cabine à 6 personnes pour 15€ chacun et ainsi dormir dans un vrai lit, mais je choisis la gratuité en restant dormir sur le pont avec les locaux. Tout d’abord parce que le ferry arrive à 1h du matin à Gorontalo donc même si je ne dors pas j’aurai la fin de la nuit dans une auberge à l’arrivée, mais surtout puisque c’est en se mélangeant aux locaux que je vis à chaque fois des aventures extraordinaires.
Bonne ambiance de cargo
sur le pont
D’être resté avec les locaux ça a bien payé car j’ai appris que ce ferry allait jusqu’à Manado. Ca tombe bien pour moi car j’aurais dû prendre un bus de Gorontalo jusqu’à Manado après ce ferry. Etant donné que tout le bateau est mon pote, autant rester avec eux sur le cargo. Petit détail non négligeable, le bateau restera au port de Gorontalo jusqu’à 15h avant de partir pour 18h de navigation vers Manado. Mais entre chercher un hébergement à 1H de matin à Gorontalo + 8h de bus le lendemain, je choisis de rester sur le bateau pour finir ma nuit et continuer la route avec mes potes, ça sera toujours mieux que le bus !
Lorsque le cargo s’est vidé à 1H du matin à Gorontalo, il ne restait plus que Toto avec le staff du bateau et quelques locaux. Toutes les cabines étant désertes, je me suis trouvé un lit pour finir la nuit 🙂 Comme un prince.
Portrait sur le cargo mystère
Cette journée de balade à Gorontalo avant que le ferry ne reparte m’apporte encore son lot de surprise. Une cérémonie est en train de se dérouler dans la cour extérieure de la capitainerie. Intrigué à regarder derrière les barreaux, je suis vite repéré et invité parmi eux pour me joindre à leur photo.
L’Indonésie mélange de nombreuses cultures et traditions, et afin de préserver leur origine, ces employés organisent une cérémonie religieuse tous les mardi pour prier tous ensemble dans leur costume traditionnel. Et ils sont heureux de partager ces moments avec des étrangers. Magique !
Incruste à leur photo de travail

Capitaine Haussmann

Depuis la 1ère seconde où je suis monté sur ce cargo, je me suis mis la mission de rendre visite au capitaine dans sa cabine. Et bien ces 18h de navigation m’ont laissé suffisamment de temps pour sympathiser avec le staff de manière à m’infiltrer dans la cabine du capitaine. En prime une superbe visite, et une démo des instruments de navigation. Cette aventure de Robinson des mers a tout de même un prix ! Il faut pas déconner, on monte pas sur un cargo non officiel gratuitement… la traversée des 2 jours de navigation m’aura coûté 3€ 🙂 Cette expérience sur les îles Togian, entre paradis et nomade des mers a été vraiment riche en aventure, et pleine en rebondissement. Merci pour cette aventure.
Avec le capitaine et du staff
Dans la cabine du capitaine
Si on dit que venir sur les îles Togian ça se mérite et qu’il faut prévoir large,
à présent je peux t’assurer que ce n’est pas une légende !
Un paradise
🔥198 vues
6

Ma vie est trop compliquée pour tenir dans un texte de présentation, mais ce que je peux dire c'est que j'ai toujours rêvé de voyager autour du monde et découvrir de nouvelles cultures. Aujourd'hui, j'ai emballé mes affaires, quitté mon travail et je suis tous les jours dans un endroit magnifique ... Il ne manque plus que ma patatas fritas

Commentaires:

  • Avatar

    Anonyme

    11 mai 2020

    Bravo mon cher Thomas pour ta video no28 ainsi que l album photo qui est jointTu fais un voyage extraordinaire rehaussé par ton savoir faire et aussi par ton
    savoir être…et ta gentillesse est un remarquable PASSEPORT !!! Ton Papy

    reply...

Poster un commentaire