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Chillax Pepitax

Parfois c’est bien aussi de ne rien faire, et cela a été une grande partie de mon programme de El Nido. Au départ du port de Coron à 7h30 du matin, j’embarque dans le ferry qui m’amène à El Nido 4h plus tard. J’ai passé deux jours sans activités, à me balader dans les rues de la ville, observer la vie locale et parler avec les Philippins qui sont vraiment trop adorables. Je ne voulais pas refaire du Island hopping tout d’abord pour éviter un doublon avec Coron et par conséquent économiser cet argent. Même si les paysages sont tout autant magnifiques qu’à Coron avec ces impressionants blocs de roche, la ville demeure très touristique et je préférais éviter de me mêler à la foule en gilet de sauvetage orange… une fois à Coron m’a suffit. Ainsi le principal de mon temps libre s’est passé sur la terrasse face à la mer de la superbe Guesthouse dans laquelle j’étais. C’était l’endroit parfait pour ne rien faire et travailler sur le blog et les vidéos 🙂
Guest house "El gordo's"
Mon nouveau bureau
Wesh les amis
Vue sur El Nido depuis la guesthouse
Coucou
En allant à la guesthouse
Family time
Tricycle El Nido
Ca roule ma poule
Balade dans mon quartier à El Nido
Dans les rues

Coucher de soleil sur Las Cabañas

La plage de las Cabanas située légèrement au sud d’El Nido, est indéniablement le meilleur spot pour un coucher de soleil. En effet cette plage en angle droit couvre les côtés nord et ouest 🙂 impossible de rater cette plage lors d’un séjour à El Nido. Histoire de prendre l’air après mes dures journées de travail, je m’y suis rendu un soir. Située à 6km du centre ville, c’est idéal d’y aller en scooter, mais je n’allais pas en louer un exprès pour ça, sinon il reste les tricycles ou les pieds. Pas question de lâcher 300 pesos dans un trajet en tricycle alors que je n’ai rien d’autre à faire, j’ai donc choisi l’option marche. Après 5km de marche alors que j’étais presque arrivé, un Philippin s’arrête en scooter et me propose de monter avec lui jusqu’à la plage. C’est ROYAL ! Encore une fois je constate que c’est en essayant de ne pas vivre comme un touriste et de se laisser porter par les événements qu’il se passe des choses qu’on aurait jamais pu vivre autrement. 
Las cabanas beach
Vue depuis la plage de las cabanas
Les rochers karstiques
La plage est vraiment belle, il y a des bars de plage mais ça reste raisonnable et ils sont légèrement en retrait ce qui ne détruit pas l’esthétique du paysage. En revanche pour atteindre la plage depuis la route il faut traverser une galerie commerçante avec McDonald’s et compagnie et ça c’est vraiment dommage ! Sur la plage je marche jusqu’à la pointe et m’installe face à l’ouest sur un transat en bois, une bière fraîche à la main en attendant le coucher de soleil. Le spectacle de lumière au rouge dominant entre les nuages et la mer est magique. D’un rouge éclatant le soleil disparaît entre les rochers karstiques sous les yeux fascinés des touristes de las Cabanas.
Sunset sur Las Cabanas
Coucher de soleil magnifique à las Cabanas
Alors que le soleil se couchait, bien évidemment c’est devenu le festival de selfies et de photo de groupe en tout genre mais pour une fois c’était dans une bonne ambiance, personne ne se bousculait et l’horizon tellement beau que l’attroupement était justifié 🙂 Parmi tous ces groupes, un m’a attiré l’attention plus que les autres tellement ce qu’ils faisaient était classe. Des danseurs de tango qui exécutaient des pas et des portés à la perfection et vu la finesse de leur mouvement je me disais que ça ne pouvait être que des pros ! Le meilleur moyen est d’aller leur demander. Heureusement j’avais réussi à capturer une vidéo au ralenti de leur danse ce qui me donnait un élément de discussion. Ils étaient en train de se mettre à table et allaient prendre leur commande ce qui fait que le début de la discussion est assez mal parti du style « qu’est ce qu’il nous veut ce type ? ». Mais lorsqu’ils ont vu la vidéo, ils ont tellement apprécié le rendu qu’ils m’ont demandé si j’étais professionnel et ont tous voulu échanger nos Facebook après qu’ils aient pris un selfie tous ensemble ^_^ Voilà c’est facile de devenir une star !
Avec les danseurs
Et pour répondre à la question de « qui sont ces gens là ? », et bien c’est une troupe professionnelle de tango argentin dont un des couples a été champion du monde 2004. Ça se voyait un peu. Avant de partir, je me suis permis de leur demander de refaire le porté histoire de mieux le capturer en vidéo. C’est avec plaisir qu’ils se sont pris au jeu en recommançant 4 fois. À tel point qu’un autre couple du groupe est arrivé pour avoir eux aussi leur vidéo 🙂
Démo tango
Démo tango
Démo tango

Les plages de Palawan

Journée scooter avec Lukasz, un polonais de ma Guesthouse. Nous partons explorer les plages du nord de Palawan qui sont réputées très jolies.

Le joli village de Simbaltan

Nous avons commencé par le plus loin de notre programme pour n’avoir qu’à revenir tranquillement le long de la journée. A peine sortis du bord de mer de El Nido, les paysages sont surprenants et totalement différents. Des rizières d’un vert éclatant bordent la route, c’est sauvage et magnifique. Il m’était impossible d’imaginer un tel environnement en restant à El Nido.
Sur la route
Au nord de Palawan
Sur la route des plages
Le nord de Palawan
Buffle dans les rizières
Petite vue

Au bout d’un peu plus d’une heure de scooter nous voilà arrivés au village de Simbaltan. Le village est trop mignon et peu de gens viennent jusqu’ici. La marée est basse donc l’étendue de sable est immense et au cours de notre balade dans le village nous rencontrons des habitants souriants et très accueillants.

Simbaltan
La plage de Simbaltan
Enfants à Simbaltan
La plage de Simbaltan
Ecole de kite à Simbaltan
Une nouvelle amie à Simbaltan
Elle fait aussi des grimaces

Duli beach 

La route principale est goudronnée et en très bonne qualité mais pour atteindre Duli beach il faut faire 5km de route dangereuse. Dans le sens où c’est une route mi sable mi terre avec des pierres et des trous un peu partout. En réalité ca ressemble beaucoup à ce que j’ai pu faire en hors-piste en Thaïlande et Laos, sauf qu’ici nous sommes deux sur le scooter et le terrain est vallonné. Ce qui fait qu’avec le poids dans les descentes il est très vite arrivé de déraper et qu’une roue se coince dans les canyons de la route.
Là c'est encore plutôt bien la route
Poussiereland

Si tout se passe bien, l’arrivée à Duli beach récompense l’effort accompli. Il n’y a quasiment personne sur cette immense plage de sable fin, et il y a de vagues !! A tel point que des surfeurs sont à l’eau et il est même possible de louer une board. Sincèrement si on cache les palmiers et qu’on ne regarde que la mer, on s’imagine sans problème sur une de nos belle plages des Landes 🙂 tout d’un coup je me sens un peu chez moi, avec un côté exotique et une eau à 29°C.

Du surf à Duli beach
Les landes tropicales <3
Le coin est tellement chouette qu’on reste sur la plage pour manger. Nous voyant à chercher autour de nous, un Philippin nous propose son aide. Avec le Cambodge et la Thaïlande je reste méfiant car au final c’est souvent pour vendre un service mais aux Philippines pas du tout ! Ils sont merveilleux. Ce monsieur nous amène à une petite cabane de la plage et demande à son amie si elle a de quoi nous faire manger ? Il est 14h et malheureusement les petits restaurants comme ça n’ont qu’une faible quantité de produits frais. Mais le Philippin nous pointe une autre cabane plus loin en nous indiquant de demander Monica de sa part. Et c’est ainsi que je me suis retrouvé à manger un plat typique Philippin, le « chicken adobo » sur une superbe plage pour 250 pesos boisson incluse, soit a peine 4€.
En repartant, le philippin qui nous a conseillé nous interpelle depuis sa chaise savoir si tout s’est bien passé et nous demande où nous allons. Je lui indique Nacpan beach car c’est un incontournable à Palawan. Il souffle de désespoir et me dit que Nacpan c’est vraiment trop bondé et qu’il faut aller à 4km au nord de Duli. De son point de vue c’est là bas que se trouve la plus belle plage de Palawan !
Le choix est difficile : faut-il écouter les blogs et divers guides touristiques de El Nido ou bien un local qui a l’air de connaître son île ??

Et si c’était un piège pour amener de la clientèle à son cousin qui est là bas ? 

Voilà ces questions qui me sont passées par là tête sont la conséquence de diverses arnaques rencontrées en zone touristique sur une base de mentalité européenne qui nous conditionne à vivre dans la méfiance permanente.

Et s’il était tout simplement gentil et avait raison ?

Jusqu’à présent j’apprécie énormément les philippins et leur gentillesse donc je décide de lui faire confiance et convaincs Lukasz d’y aller.

Wilson beach 

La route empire un petit peu mais on s’accroche, on reste prudent et soudain au détour d’un virage en hauteur de la colline BAM claque visuelle. On aperçoit en contre bas la fameuse plage de Monsieur le Philippin, avec le soleil perçant les nuages en venant éclairer les palmiers, ce donne des couleurs magnifiques. Les Philippines viennent de gagner 100 points sur mon échelle d’appréciation de la population. Si à Duli beach nous étions une vingtaine de personne, sur cette plage au nom inconnu, je suis seul avec le Polonais. Elle n’a même pas de nom sur MapsMe.
Elle est aussi grande et belle que Duli beach, voire même encore plus sauvage. Je remercie ce bon monsieur qui nous a fait découvrir une pépite qui nous aurait été impossible à trouver en écoutant les guides. En passant trop de temps seul sur une plage déserte on devient fou et on besoin de parler à quelqu’un. Comme Lukasz est occupé à faire des selfies, j’occupe le temps tel que le ferait Robinson en me créant un nouvel ami du nom de Wilson.

« j’ai ainsi décidé qu’elle s’appellerait la Wilson beach ! »

Diapila beach

Vu qu’on a trouvé une belle plage et qu’on est pas si loin de la pointe nord de Palawan, je convaincs à nouveau Lukasz de pousser un peu en aller voir Diapila beach. Cette fois la route est pire qu’avant avec des montées et descentes plus que casse gueule et des passages bien techniques. Pour la première fois du trajet je ne suis pas rassuré avec Lukazs derrière et même si je roule doucement je crains de glisser. Après quelques frayeurs et des mini slides on arrive à Diapila beach. Même constat que Wilson beach : il n’y a personne et elle est très jolie. Cependant à choisir entre les trois, Wilson beach est en effet le meilleur rapport qualité/prix. Diapila perd beaucoup de points à cause de sa route très dangereuse.

Nacpan beach

Une fois la route principale rattrapée, après 20km nous arrivons à la fameuse Nacpan beach. La plage est grande et jolie mais c’est la même que la sauvage Duli beach en mode Saint Tropez : transat, parasols, bar de plage, et 1 million de personnes en train de faire des photos Instagram. Le seul truc génial sur cette plage c’est qu’il y avait une vingtaine de locaux qui faisaient un jeu dans le sable, une sorte de jeu de « l’épervier ». Je suis allé demander les règles à un Philippin qui semblait mener le jeu et encourager les joueurs. Une énorme grille de 2 par 5 est dessinée dans le sable. Le rôle des coureurs est de traverser la grille de bout en bout pendant que les gardiens se déplacent uniquement sur les lignes verticales et horizontales de la grille qui leur sont attitrées pour les en empêcher.
Jeu local
Tous les blogs et guides qui disent que Nacpan beach est la plage incontournable de Palawan ne sont probablement pas allés à Duli beach et encore moins à Diapila. C’est toujours la même histoire ! J’avais lu partout que Nacpan beach était la plage à ne pas manquer dans le nord de Palawan, mais je suis content d’avoir écouté les locaux qui m’ont prévenu que c’était bondé et m’ont plutôt conseillé d’aller à Duli beach ou Diapila beach. Alors c’est certes la mission et bien dangereux en scooter pour y arriver mais c’est dans les accès difficiles qu’on élimine 75% des touristes et qu’on trouve les plus beaux endroits. C’est la différence entre le voyage et le tourisme.

Escalade sur Taraw cliff

C’est LE spot pour avoir la meilleure vue sur la baie de El Nido. Un guide est fortement recommandé pour atteindre le sommet parce que ce n’est pas un chemin de randonnée classique mais plutôt de l’escalade sur des roches saillantes et que rien n’est fléché donc sans connaître par où passer c’est mission impossible. La randonnée est assez périlleuse, il ne faut pas avoir le vertige et il vaut mieux être à l’aise en escalade. Dans le mot « guide » comprendre « un Philippin qui te montre le chemin jusqu’au sommet ». La randonnée n’est pas officielle et rien n’est fléché, mais beaucoup de touristes veulent se rendre là haut donc les locaux se proposent de t’y emmener à tes risques et périls pour 500 pesos – 9€. Je devais y aller avec le voisin de la Guesthouse mais il s’est défilé au dernier moment donc l’après midi je suis parti en ville à la recherche d’un « guide ». Je passe devant un type qui répare des scooters dans son garage et je me dis qu’il doit bien avoir un frère, un cousin ou connaître quelqu’un capable de m’emmener là haut. Et bien encore mieux puisque lorsque je lui ai demandé il m’a répondu « Me ! I’m a tour guide ». Fabuleux, ici les philippins font tout – il fait également des massages.  C’est ainsi que le lendemain à 4h30 du matin, frontale sur la tête je suis en route pour le lever du soleil au sommet du Taraw cliff avec Jeff mon guide 🙂
En attendant le lever de soleil au sommet
Avec Jeff au sommet
Beaucoup de monde sur le chemin, je ne suis pas le seul à avoir eu l’idée mais ce sont des groupes de 8 personnes donc on arrive facilement à les doubler – à 8×500 pesos ce gars là est tranquille pour la semaine – La montée est très technique, c’est vraiment de l’escalade sans sécurité mais on avance vite et après 30min d’effort intense nous voilà dans les premiers au sommet. Il fait encore nuit noire là-haut et il n’y a plus qu’à attendre le lever du soleil dans 45 minutes… Le temps est long pour moi mais pas pour Jeff qui a tous ses potes « guides » là-haut avec lui ^^
Aux premières lueurs du jour il s’est passé quelque chose que je n’ai pas compris… et que je ne comprends pas encore aujourd’hui. Le soleil n’était même pas encore sorti, c’était les premières lueurs donc une luminosité encore faible avec tout à l’ombre, que soudain le sommet du Taraw Cliff est devenu un festival de selfies et une compétition de photos en bord de falaise qui a duré une bonne trentaine de minutes puis tout le monde est redescendu avant que le soleil ne soit visible. Je cherche encore la raison de galérer à grimper un sommet pas facile dans la nuit pour arriver au lever de soleil et de partir avant d’admirer les belles couleurs sur les falaises et sur la mer. Si c’est pour faire ça vaut mieux qu’ils y grimpent en pleine journée ! D’un côté c’est tant mieux puisqu’on s’est retrouvé quasi seuls là-haut 🙂 Lorsque le soleil a percé la montagne derrière laquelle il se levait, le paysage est passé de fade à magnifique en un instant. Une couleur d’un jaune éclatant éclairait la baie de El Nido. A présent à mon tour de faire le festival de photos avec Jeff 🙂
Je te présente EL NIDO
Avec du recul et après avoir fait Taraw Cliff je dirais que le guide n’est vraiment utile que pour connaître le point de départ de la falaise. En effet depuis le centre ville c’est un labyrinthe, nous avons pas mal slalomé entre les maisons des étroites ruelles de El Nido. Ensuite une fois au pied de la falaise, même s’il n’y a pas de vrai chemin c’est assez facile de comprendre par où escalader. Cependant cela n’enlève rien à la difficulté de l’exercice mais étant donné que le guide n’est pas officiel, il n’y a pas d’équipement de sécurité et qu’il est simplement là pour se faire un billet et montrer le chemin… Voilà quoi. Je pense que ceux étant débrouillard en escalade et randonnée peuvent largement y aller seuls et économiser 500 pesos, pour les autres c’est effectivement plus rassurant de partir avec un Philippin qui connait. Dans les deux cas c’est à tes risques et périls !

El Nido en bref

El Nido ça reste mignonnet comme destination de vacances mais pour ma part je n’ai pas eu de coup de coeur. C’est une rue piétonne pleine de bars et de restaurants. Tout est assez cher et c’est clairement fait pour les touristes. Alors on est bien sûr très loin d’un Phuket, mais ce n’est pas en venant à El Nido qu’on découvre les Philippines. De mon point de vue seule l’escapade vers les plages au nord permet de s’évader un peu et découvrir l’ambiance Philippine. En comparaison Coron qui est également touristique et dans le même style m’a davantage plu car la ville est plus étendue avec une vraie vie locale, un marché, une école, des enfants, un terrain de basket etc… Cependant malgré tout ce que je raconte j’ai passé du bon temps à El Nido grâce au fait que ma Guesthouse était ex-centrée et que j’habitais en plein milieu d’un quartier local 🙂
C’est terminé pour le nord de Palawan, à présent il est temps de faire 5h de van pour rentrer à Puerto Princesa et de patienter jusqu’à 2 heures du matin pour mon départ vers le paradis de Balabac.
EL NIDO

Dans la ville de El Nido, il semble qu’ils aiment bien les allusions sexuelles. En anglais l’expression « Friend with benefits » est une autre appellation pour « Sex friend », mais à El Nido on demande plutôt si tu veux être ma « sausage with benefits » ? 🙂  Pour ce qui est de la seconde enseigne de shawarma il s’agit de la reproduction du logo d’un célèbre site pornographique. Un soir j’ai mangé un shawarma là-bas, qui au passage était excellent, mais c’était très rigolo puisque dans la rue tous les mecs s’arrêtaient pour prendre la photo. Je te laisse en compagnie de ces deux enseignes.

Sausage with benefits
Ce logo serait-il connu ?
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Ma vie est trop compliquée pour tenir dans un texte de présentation, mais ce que je peux dire c'est que j'ai toujours rêvé de voyager autour du monde et découvrir de nouvelles cultures. Aujourd'hui, j'ai emballé mes affaires, quitté mon travail et je suis tous les jours dans un endroit magnifique ... Il ne manque plus que ma patatas fritas

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