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Choisir une île parmi 7000

Palawan n’a rien à voir avec un nouvel épisode de la saga Star Wars, mais c’est une des 7000 îles de l’archipel des Philippines et sûrement la plus connue et la plus touristique. En 2017 elle a été élue pour la troisième fois consécutive plus belle île du monde ! Bien qu’elle soit toujours magnifique, depuis, le tourisme est passé par là… Pour des raisons de temps et de budget, je n’ai pas prévu de faire vraiment les Philippines car voyager entre les différentes îles est soit onéreux et pas très éco friendly en avion, soit très long et parfois dangereux en bateau. J’ai donc concentré mon voyage sur l’île de Palawan qui a suffisamment à offrir pour mes 17 jours sur place. Et pour ma première étape à Palawan je suis allé sur les îles de Coron qui sont les îles au nord de l’île – oui ça fait beaucoup d’îles !

Poseidon

Un lieu qui se mérite

Poser le pied sur Coron n’est pas si facile et tu vas vite comprendre pourquoi je suis resté sur Palawan sans visiter le reste des Philippines.
Les solutions sont :
  • – 1h d’avion de Manille à Coron
  • – 12h en ferry de nuit depuis Manille
  • – 4h30 en ferry de jour depuis El Nido sur Palawan, mais pour arriver à El Nido il faut faire 5h de van depuis Puerto princesa, et pour arriver à Puerto princesa là il faut un avion.
Rectification, il peut être très facile de rejoindre Coron mais pour ma part j’ai choisi la 3e solution, la plus compliquée. Tout simplement car je n’ai pas pris le temps d’étudier les solutions en amont. Cette île étant très proche de Palawan je pensais bêtement qu’on ne pouvait y arriver QUE depuis El Nido sans prendre le temps de me renseigner. Ce cas là montre précisément l’inconvénient de voyager en dernière minute sans rien prévoir ! D’un autre côté, si je commence à devoir tout chercher en détail cela va me prendre un temps fou, ce que je n’ai pas !
Moi aussi je peux monter ?
Dans les rues de Coron
Des pros du tuning
Mon périple est ainsi constitué de :
  • – Avion Manille/Puerto Princesa pour atteindre Palawan
  • – 5h de van pour rejoindre El Nido au nord de Palawan, point de départ des ferrys
  • – 1 nuit à El Nido (puisque le dernier ferry est à 12h30)
  • – 4h30 de ferry le lendemain
Si j’avais su j’aurais pris le ferry de nuit ce qui m’aurait fait économiser 5h de van entre Puerto Princesa et El Nido + la nuit à El Nido + 4h30 de ferry jusqu’à Coron… Bref c’est comme ça. Dans tous les cas, où que l’on soit aux Philippines, c’est de long trajets en van et de nombreuses îles donc à chaque déplacement il faut compter une journée de perdue pour le transport. J’en profite également pour dire que les Philippins conduisent comme des barjos ^^ si en Thaïlande je n’ai pas eu peur, le trajet de Puerto princesa à El Nido ne m’a pas du tout rassuré ! Il pleuvait et ça n’avait pas l’air d’inquiéter le conducteur qui prenait les virages à toute vitesse. Je ne sais pas quelles notions il a en physique mais 14 personnes dans un van, qui ne doit pas avoir les pneus les plus neufs du monde, prenant un virage à toute allure sur sol mouillé… heureusement tout s’est bien passé mais je peux t’assurer que c’est très très long d’être stressé pendant 5h ! J’ai rigolé, et j’ai mieux compris en arrivant à El Nido lorsque j’ai vu le style de phrase qu’ils peuvent écrire sur leur tricycle : « God is my copilot« , « God bless our trip«
Bus local God bless our trip

Au nord c’était les Corons

Pierre Bachelet

Comme le disait si bien notre cher ami Pierre Bachelet : »au nord c’était les Corons » et il avait raison ! Puisque situé au nord de Palawan, Coron est un ensemble d’îlots paradisiaques. Nous sommes le 6 janvier, sur le port de El Nido, le chien renifle tous les sacs des voyageurs. C’est lui qui décide si j’ai le droit d’aller à Coron ou pas 🙂 La « sécurité » philippine est assez drôle car le chien a commencé à sentir tous les sacs pendant que des gens continuaient de s’enregistrer pour le ferry. Au final ils ont déposé leur sac dans la file mais le chien était déjà passé…

En route pour Coron

Le chien me donne l’autorisation de monter à bord et après 4h de navigation, le ferry accoste au port de Coron mais le temps est maussade. Beaucoup de vent, et alors que je marche en direction du Happy Camper hostel il commence à pleuvoir… soudain j’explose de rire en aperçevant le remake de Mona Lisa en Mister Bean ! Merci l’humour philippin qui redonne le sourire 🙂

Arrivée à Coron sous la pluie
Port de Coron
I am Coron
La joconde made in Philippines
Après la galère de mon périple je souhaite du fond du coeur avoir un meilleur temps pour les prochains jours mais rien n’est gagné puisque 10 jours plus tôt, un typhon de Noël a fait quelques dégâts dans l’archipel. Ferrys, avions, plongées annulés et de nombreux voyageurs ont dû changer leur plan suite à la paralysie quasi totale du pays en cette période de fêtes. C’est le cas de Clotilde et Thomas, un couple tourdumondiste rencontré au Happy Camper Hostel de Coron. Monsieur et Madame Croissants sont très sympas et seront mes nouveaux potes de voyage sur Coron 🙂 Leur aventure se passe sur http://myatlas.com/doyouhavecroissants et vu qu’ils ont également l’adresse de ce blog je ne pourrai pas dire du mal d’eux.

Conseils de TotoLe conseil de Toto :

Il faut savoir que sur l’île principale de Coron il n’y a pas de plages – en fait si, il y en a deux mais l’une est extrêmement loin il faut un scooter, et l’autre est payante et pas terrible. Croire qu’on peut passer plusieurs jours à Coron pour se relaxer sur les belles plages avec un environnement paradisiaque sans trop dépenser d’argent c’est la plus grosse erreur que font les touristes en arrivant, et moi y compris – j’ai rencontré quelques voyageurs dans ce cas là. Le charme de Coron n’est accessible qu’en bateau ce qui veut dire que sans activités payantes du style : Island Hopping, plongée, paramoteur, pêche avec les locaux… il n’y a pas grand chose à faire. C’est pour cette raison que mon séjour initialement prévu de 8 jours à été réduit à 5 et m’a permis de profiter de El Nido qui n’était pas envisagé

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Épaves de la seconde guerre mondiale

Au delà des rochers karstiques et paysages paradisiaques de Coron, j’y suis venu pour la plongée. Pour la petite histoire, suite à l’attaque de Pearl Harbor en 1941, de nombreux bateaux de guerre japonais se sont réfugiés aux Philippines dans la baie de Coron mais en 1944 ils ont rapidement été coulés par les avions américains – l’attaque est estimée à 20 minutes, merci bonsoir. Ainsi 7 grosses épaves reposent aujourd’hui entre 20m et 40m sous l’eau dans la baie de Coron.
Attaque de la mer des Philippines en 1944
Akitsushima navire de guerre
Dessin de l'épave Akitsushima
Avec les français du club de plongée French Kiss Divers, j’ai choisi d’aller plonger sur les deux plus belles – et oui, mais c’est aussi les plus loin, puisqu’il faut 1h30 de bateau pour y aller. C’est donc une excursion à la journée constituée de trois plongées dont deux épaves et un récif, avec matériel de plongée, donuts, eau, café et repas du midi inclus pour la maudique somme de 80€. Si la vie sur Coron est relativement chère pour les Philippines, une telle journée de plongée à ce prix là ce n’est vraiment pas chère !
French Kiss Divers
French Kiss Divers
Carte des sites de plongée à Coron
Chaque épave est différente donc je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre mais j’avoue avoir été bluffé. Contrairement aux îles Similan de Thaïlande, la vie marine ici ne m’a pas trop impressionnée, j’ai même trouvé ça assez pauvre autour de l’épave d’autant plus que la visibilité n’était pas terrible suite au passage du typhon – je commence déjà à être blasé ? – cependant l’expérience était absolument magique. Les bateaux sont tellement immenses que nous avons pu explorer l’intérieur. Lampe obligatoire et claustrophobie interdite, une fois dedans il faut s’aventurer dans de très longs corridors et palmer à la seule lumière de la torche – mieux vaut avoir rechargé les batteries avant. Dans les épaves classiques, il y a des puits de lumière un peu partout ce qui rassure et permet de sortir à tout moment. Dans celles-ci, une fois que l’on s’est faufilé dans le tunnel, il n’y a pas de sorties possibles, ce n’est pas le moment de paniquer puisqu’il faut palmer jusqu’à la sortie environ 140m plus loin… et oui c’est un navire de guerre ! Le couloir est suffisamment large pour pouvoir nager normalement mais aussi suffisamment étroit pour ne pas pouvoir faire demi tour 🙂 Il ne vaut mieux pas avoir un souci à ce moment, car une assistance dans ces conditions c’est la PLS assurée, d’autant plus qu’aux Philippines le secours en mer n’existe pas. Au delà du côté fun de l’exploration d’épave, ce genre de plongée est très formateur car c’est une plongée technique et dangereuse : il faut savoir être parfaitement stabilisé et palmer calmement, tout d’abord pour éviter de soulever des particules qui vont aggraver la visibilité, mais également par sécurité pour éviter de se blesser dans les passages étroits et poser la main sur des poissons lions.
Plongée dans les épaves
Plongée dans les épaves

Une fois à l’intérieur du navire, je me suis « amusé » à éteindre la lampe de temps en temps… La première fois c’était rigolo et comme il y avait deux plongeurs devant moi j’ai justement pris le temps d’apprécier les jeux de lumières magnifiques qui opéraient. Observer ces deux plongeurs de derrière, et les voir progresser au ralenti entre les différentes cales du bateau avec leur faisceau de lumière était un spectacle hors du commun. La deuxième fois c’était tout aussi rigolo mais à perdre du temps avec mes bêtises je voyais qu’ils commençaient à me distancer. Crois moi trois mètres d’écart dans une épave avec quelques obstacles suffisent à te retrouver dans la pénombre et te faire monter l’adrénaline. La troisième fois j’étais assez loin d’eux et de suite l’ambiance n’est plus la même. C’est le silence total, dans le noir complet, je n’entends que mon inspiration et les bulles qui s’échappent à chaque expiration, je sais que je suis enfermé et qu’il n’y a pas de sortie avant 140m, c’est à ce moment que l’on ressent la vraie angoisse des profondeurs. Je reste immobile quelques secondes et apprécie de court moment de cocktail sous marin au mélange d’angoisse et d’excitation. Et pour la première fois de toute ma vie de plongeur, je crois que c’est bien la première fois que je me suis dit que la plongée pouvait faire très peur, mais qu’elle pouvait également produire des sensations de malade !

Plongée épave
Plongée épave
Arrivés au bout de l’épave, il y a la possibilité de sortir ou bien de faire le retour dans le pont supérieur. Contrôle du manomètre de toute la palanquée pour estimer la consommation d’air, nous sommes trois, tout le monde est OK alors on se faufile entre d’énormes tuyaux pour entamer le trajet retour.
Oui c'est par là bas 🙂
La troisième plongée qui est une plongée récif n’a vraiment pas une bonne visibilité à cause du typhon qui a tout remué. Je ne retiens rien d’extraordinaire dans la faune marine à part une jolie tortue qui nageait à côté de nous. Cependant le plus extraordinaire de cette plongée mais aussi le plus horripilant, a été d’observer les plongeurs chinois sous l’eau.
Attention le paragraphe entier est un coup de gueule à l’encontre de tous ces plongeurs chinois. Je ne sais sincèrement pas comment ils ont pu avoir leur certification mais ils sont tout autant insupportables et irrespectueux sous l’eau que ce que j’ai constaté hors de l’eau dans les temples d’Angkor. La liste non exhaustive ci-dessous regroupe des actions parfaitement normales pour des plongeurs chinois :
  • – S’accrocher à pleine main aux coraux pour se stabiliser et se prendre en photo
  • – Arracher des plantes d’un jardin de corail et la montrer aux autres plongeurs
  • – Faire de la brasse de corail. C’est un nouveau sport très réputé chez ces plongeurs. J’ai réellement vu quelqu’un nager la brasse totalement écrasé au sol à frotter et détruire les coraux
  • – Faire de la randonnée de corail. Même principe que le sport ci dessus, sauf que cette fois on s’aide d’un bâton pour avancer – et oui c’est bien connu les palmes ne servent à rien en plongée. Le bâton étant réellement utilisé dans des cas spécifiques afin de n’avoir qu’un seul point d’appui si on vient à s’écraser sur les coraux. Pour les chinois, il semble que ce soit la même utilité qu’un bâton de randonnée en montagne.
Le pire c’est que ce n’est même pas drôle, mais triste ! S’ils faisaient ça dans le sable, au moins ça pourrait être rigolo et ça ne serait que leur problème de passer une mauvaise plongée mais ici c’est choquant de voir qu’ils ne réalisent pas une seconde la destruction qu’ils causent.
Précision : Pour lever toute ambiguïté raciste, je relate simplement des faits constatés par tous les plongeurs étrangers que j’ai côtoyé à l’encontre des chinois. Américains, allemands, français, suédois, après une journée de plongée à Coron dans les bars tout le monde parle des fameux plongeurs chinois ! Je ne critique pas leur niveaux mais plutôt leur jemenfoutisme environnemental dévastateur puisque même dans les plongeurs débutants que j’ai vu, je n’ai jamais constaté ce genre d’irresponsabilité. Cependant la faute revient surtout à l’instructeur chinois qui se doit de corriger, apprendre, éduquer et veiller au bon déroulement de la plongée. Quand j’ai vu ça sous l’eau j’ai crié dans le détendeur mais impossible de leur faire comprendre puisque c’est normal. Au moins ça nous a occupé le trajet retour en bateau en racontant chacun une aberration vue sous l’eau 🙂

Island Hopping – Tour des îles

C’est l’activité principale de Coron. Cela consiste à se balader d’île en île avec un bateau pour visiter les spots intéressants. Il existe différents tours organisés, très pratique pour les personnes seules comme moi mais les bateaux sont surchargés vont aux mêmes endroits au même moment donc les spots se retrouvent surpeuplés de touristes… Sinon il est possible de louer un bateau privé pour la journée ce qui permet de choisir les spots et de s’y rendre quand on le souhaite, le capitaine fait ce qu’on décide. L’inconvénient c’est qu’il faut être au minimum 5 pour que ça soit rentable par rapport à un tour groupé. Heureusement, avec Clotilde et Thomas nous sommes déjà trois, il nous faut trouver au moins deux autres personnes. C’est à ce moment qu’interviennent Evelyn et Thomas – et oui un de plus, nous sommes donc trois Thomas – un couple de plongeurs avec qui j’étais aux épaves. C’est parfait nous sommes 5. Clotilde notre organisatrice s’est chargée de comparer les différents tours pour y sélectionner les meilleurs spots de chacun. C’est ainsi que nous avons créé notre tour customisé constitué de :
  • – Kanyangan Lake
  • – Twin lagoon
  • – Skeleton wreck
  • – plage déserte
  • – CYC beach avec son jardin de corail
  • – Barracuda lake
Moussaillon philippin
Eau transparente
Bateau philippin
Le rendez-vous est fixé à 7h30 au port. Le réveil a été très dur pour Clotilde, Thomas et moi puisque la veille je les ai entraîné boire un verre au Kuridas, le live raggae bar de Coron, avec les plongeurs de French Kiss Divers. Un verre qui a commencé à 21h et qui s’est fini à 2h du matin par la faute de Fabrice, un type qui nous payé plusieurs tournées de Rhum 🙂
Une fois au port et le groupe au complet, nous partons avec le capitaine au marché pour faire les courses de ce qu’on souhaite manger pour le déjeuner. C’est lui qui cuisinera pour nous sur le bateau ! Dans le tour groupé le repas est aussi inclus mais malheureusement tu ne vas pas au marché choisir ton menu 🙂 Nous quittons le port à 8h30 avec tous les autres bateaux privés comme nous, alors que les tours groupés décollent à 10h, ce qui nous laisse une marge avant l’invasion. En choisissant stratégiquement l’ordre des spots à visiter il est ainsi possible d’éviter une grande partie de la foule, mais il ne faut pas non plus espérer se retrouver seul 🙂
La classe internationale ce gilet
Clotilde, Evelyn, Thomas et le staff

Kanyangan Lake

C’est sûrement l’endroit à ne pas manquer dans un island Hopping à Coron. D’un côté un fabuleux point de vue sur les rochers karstiques en mer, et de l’autre un lac emprisonné dans ces roches d’une eau couleur cristalline. Étant donné que nous arrivons tôt, le soleil est encore bas donc tout est dans l’ombre. Mais le temps d’une baignade dans le lac, le voilà qui perce entre les roches et dévoile la merveilleuse couleur turquoise de la mer.
Déjà qu’à la première heure nous n’étions pas seuls et qu’il fallait déjà faire la queue pour prendre la photo du point de vue, lorsque nous repartons une armée de bateaux sont en train d’accoster… je n’ose pas imaginer la folie de se retrouver au milieu, c’est de quoi détester cet endroit. Nous sommes bien contents à 5 sur notre bateau 🙂
Entrée de Kayangan
Kayangan lake
Kayangan lake

Twin Lagoons

Deuxième spot très réputé à Coron. Il s’agit de deux lagons d’eau turquoise reliés par une petite cavité dans la falaise par laquelle on peut nager. A savoir que dans chaque lac et lagon de Coron, le gilet de sauvetage est OBLIGATOIRE ! Oui oui tu as bien lu. Nous n’avons pas eu la raison officielle mais toujours est il qu’il y a des panneaux « NO LIFEJACKET NO SWIMMING ». 
Twin lagoons
Le groupe
Au delà du fait que certains spots soient bondés, apercevoir tous ces gilets de sauvetage casse encore plus le charme du paysage. Malheureusement c’est comme ça et on ne peut rien y faire, mais nager avec ces gilets orange fluo au milieu de tous les touristes, cela ressemble plus à un remake de Titanic aux Philippines qu’à une découverte des lagons paradisiaques. Tout ça pour dire qu’une fois au lagon, il y a eu une légère déception générale mais c’était tout de même très sympa parce qu’on a beaucoup rigolé en faisant des courses de gilet de sauvetage… comme des français en vacances quoi ! Si j’avais découvert les Twin Lagoons, seul en tour groupé je ne pense pas que ça m’aurait plu. En fait je pense aussi que de nombreux spots à Coron sont magnifiques vu du ciel, avec un drone, mais qu’une fois dedans au niveau de l’eau, l’effet Wouaw n’est pas aussi intense.
Grosse marade au twin lagoons
Ils sont pas mignons ?
Là encore il n'y a pas beaucoup de gilets de sauvetage !

Skeleton wreck

Il s’agit d’un petit bateau qui repose à 10m, accessible en snorkeling. Ou plutôt seulement la proue du bateau qui est tout de même bien conservée. Après les épaves de la seconde guerre mondiale, c’est clairement rien de fou mais ça reste agréable de se baigner là et il y a de quoi faire des photos très sympa 🙂
Yoga en apnée sur skeleton wreck
Clotilde et Thomas en apnée
Surtout qu’en revenant à notre bateau, c’était un véritable aquarium, des centaines de petits poissons nageaient avec nous :))
Aquarium

Plage déserte

L’avantage avec la solution privée, c’est qu’à tout moment on peut changer le programme et c’est précisément ce qu’il s’est passé. A l’heure du déjeuner le vent commençait à souffler fort et il faisait froid sur le bateau. Depuis Skeleton wreck , toutes les belles plages alentours étaient exposées au vent ce qui a fortement cassé le moral des troupes… Lorsque soudain le capitaine nous pointe du doigt la plage d’une île tout au loin qui semblait être abritée. Et c’est ainsi que nous avons débarqué sur une plage totalement déserte et abritée du vent. Merci le philippin ! L’accès coûte 150 pesos – 2.5€ – mais elle n’a pas de nom officiel sur la carte et n’est pas non plus référencée dans les tours ce qui explique pourquoi nous étions seuls. Trop heureux d’avoir cette magnifique plage pour nous tout seuls, nous y avons élu domicile pendant 2 heures, le temps de manger et d’une sieste au soleil.
Bon appétit !
Le midi sur la fameuse plage
La plage déserte
La statue de la liberté
Enjoy life

CYC beach 

En direction de barracuda lake, nous faisons un courte escale sur la seule plage gratuite de Coron. Et oui, en réalité tous les spots de visite sont détenus par des particuliers et sont donc privés. Il faut s’acquitter d’un droit d’accès  variant entre 100 et 300 pesos – 1.5€ à 5€ – selon les endroits. A contrario, CYC beach est la seule plage appartenant au gouvernement philippin ce qui explique sa gratuité 🙂
CYC beach
CYC beach

L’endroit est chouette, et nous pouvons marcher à hauteur de genou autour de la plage dans une eau cristalline mais il y a beaucoup de monde… Nous étions mieux sur notre plage déserte. Il est 15h30, la journée se termine à 17h, nous nous rendons donc au dernier spot, le barracuda Lake.

Barracuda lake

Nous y étions passé le matin après Kanyangan Lake mais c’était la folie et il y avait des bouchons de bateaux. Le capitaine nous avait alors proposé d’y revenir plus tard et en effet à 15h30 c’est bien plus calme. Cependant le soleil était passé derrière la montagne, mais je préfère ça à la horde de touristes en gilet de sauvetage ^^
Ce cratère d’eau bleue entouré de falaises de calcaire est un site très particulier. Situé dans un ancien cratère la température de l’eau avoisine les 38 °C dès 20 mètres de profondeur, mais en apnée aucun d’entre nous n’a réussi à atteindre la thermocline 🙂
L'entrée de barracuda lake
Barracuda lake
Sous l'eau à barracuda lake
Au final la journée tout inclus nous aura coûté à chacun 1800 pesos – 31€ – contre 1500 pesos – 26€ – en tour groupé. Pour pas beaucoup plus cher que les tours organisés, on a profité des sites relativement seuls, en choisissant nos spots et surtout à notre rythme. Vraiment trop génial cette journée !

Le mont Tundalara

En fouillant un peu dans les activités possibles ET gratuites de Coron, avec mes amis les Croissants nous avons vu l’existence d’une rando de 628m sur le plus haut sommet de l’île, le mont Tundalara. Mais elle est très peu connue puisqu’à Coron les gens viennent surtout pour la plongée des épaves et le island hopping. De plus, il existe une petite colline point de vue dans le centre de la ville, accessible par des escaliers, donc raison de plus pour faire tomber la rando sauvage du mont Tundalara dans l’oubli… Sauf que comme moi, Clotilde et Thomas ont bien l’intention d’atteindre ce sommet.
Nous avons déjà 6km à parcourir pour atteindre le pied du sommet, mais la route n’ayant pas beaucoup d’intérêt, on se met facilement d’accord pour prendre un tricycle. Évidemment le prix annoncé de la course est exhorbitant, mais grâce à la bonne négociation de Thomas nous arrivons à descendre le prix à 200 pesos – 3.5€ – ce qui reste toujours cher pour les Philippines mais nous sommes à Coron… et c’est difficile de faire mieux. Arrivés au début de la rando, une Philippine devant sa maison nous attend avec un carnet et un stylo. On s’attend à devoir payer un droit d’entrée, mais non le passage est gratuit et il faut simplement marquer son nom avec l’heure de passage… on ne saura jamais si c’est à titre purement informatif, ou si c’est pour avoir notre nom en cas d’accident :/ D’ailleurs à 9h20 nous sommes les premiers de la journée, et même les premiers depuis quelques jours  – nous avons appris plus tard qu’une personne est décédée en tombant de la falaise la semaine passée… La personne nous indique que l’accès au mont n’est pas fléché mais que le chemin démarre plus loin sur la droite après un panneau, puis elle nous demande si nous avons un GPS ? Rassurant, ça présage une bonne galère 🙂
Nous voilà en route, et nous rencontrons Marin un autre français qui semblait perdu plus loin sur le chemin. Au fameux panneau nous prenons à droite, mais nous restons méfiants, ça paraît trop simple pour qu’elle nous ai demandé si on avait un GPS. En effet après avoir bien progressé dans la forêt, le chemin s’arrête et nous tombons face à une sorte de station de filtration d’eau à moitié en construction et bien sûr totalement déserte. On se divise dans toutes les directions pour tenter de trouver la suite du chemin mais rien à faire, il y a des lianes partout ! Regroupement, analyse de notre échec, discussion des possibilités :
  • – la rando n’étant pas populaire peut être le chemin est difficile d’accès et faut-il faire un peu de jungle ?
  • – on évoque le retour en arrière jusqu’au panneau, le chemin était peut être plus loin ?
Mais finalement après une dernière fouille plus approfondie nous trouvons le chemin qui était en effet bien plus à gauche de notre position. Et nous voilà partis pour deux heures de marche sur un sentier bien raide. Il fait extrêmement chaud et humide dans la jungle, tout le monde dégouline de sueur mais d’un côté heureusement que nous ne sommes pas exposés directement au soleil.
Et là le sentier était encore visible
Dans la jungle
Après deux bonnes heures de marche et une dernière montée à pic entre les racines d’arbres qui nous a bien achevé, nous voilà hors de la forêt pour la dernière partie avant le sommet. L’antenne qui marque le haut du mont Tundalara est proche mais cette dernière partie est en plein soleil, ça va cogner !
Feignasse n°1
Feignasse n°2
Dernière montée jusqu'au sommet
Clotilde et Thomas la jouent tranquille et prennent le chemin qui monte via l’arête de la colline, alors qu’avec Marin nous coupons en ligne droite verticale, directement vers le sommet. Qui arrivera à l’antenne en premier ?!
En haut, notre effort est bien récompensé avec une magnifique vue à 360° sur les îles de Coron, c’est la folie. L’étendue des îlots est impressionnante.
Les vainqueurs du mont Tundalara
Coron from the sky
Midi au sommet, nous discutons avec les travailleurs Télécom qui prennent leur repas et nous proposent gentillement de remplir nos gourdes. Ils sont arrivés la veille depuis Manille pour réparer l’antenne endommagée suite au passage du typhon de Noël deux semaines plus tôt.
Est-ce que tu vois le monsieur dans l'antenne ?
Ils descendent de la montagne à cheval... ah non !
Jusque là tout allait bien
Pour la redescente, nous avions prévu de rattrapper la route par l’autre côté du mont afin de faire une boucle, mais les Philippins nous mettent en garde sur la dangerosité du chemin de ce côté là – C’est d’ailleurs eux qui nous ont appris la mort du randonneur la semaine passée. Clotilde et Marin sont d’avis de redescendre par le même chemin, Thomas et moi voulons tenter le nouveau côté – on n’a pas le même  prénom pour rien. On part du principe que la majorité du temps les gens exagèrent sur l’aspect dangereux/difficile des choses. Bien sûr cet argument ne suffit pas à les convaincre, mais en rajoutant le fait qu’en reprenant le chemin de l’aller, une fois en bas il faudrait se taper les 6km retour à pied – puisqu’il n’y a pas de tricycle qui attendent dans cette zone – nous avons réussi à leur faire accepter de « venir voir le chemin, et on verra si on fait demi tour » #arnaque #finNegociateur. Nous arrivons au fameux bord de falaise. C’est effectivement à pic, mais il y a une bonne grosse marge de 2m entre le chemin et le précipice, rien d’extrêmement dangereux en comparaison à un sentier de randonnée en montagne.

Thomas pensif : 

– « A quel moment je leur dis que je fais semblant de connaître le chemin ?« 

Bon c'est par où maintenant ?
La descente se fait sur une crête, c’est assez raide et on a chacun fait au moins une glissade sur les fesses mais ça passe plutôt bien, à part pour Thomas qui s’est retourné un ongle… Bravo ! De ce côté, nous avons une très jolie vue sur l’arrière de l’île, chose que l’on n’avait pas à la montée.
Redescente par l'autre côté du mont
Trop mignons
Vue depuis le Tundalara
Arrivés en lisière de forêt, les choses se compliquent. Une fois la falaise passée, nous pensions avoir fait le plus dur…

Mouahahah FUYEZ PAUVRES FOUS !

VOUS NE PASSEREZ PAS !
Fuyez pauvres fous
Même s’il y a eu quelques passages stressants au début tout le monde trouve l’aventure plutôt rigolote pendant les vingt premières minutes. Mais après une heure à débroussailler la jungle et à suivre approximativement la trace GPS du sentier sur le téléphone, l’ambiance n’est plus la même ! Tous nos beaux sourires se sont littéralement envolés dans la nature. On ne voit pas la fin de cette jungle et à chaque pause on se demande si on ne serait pas perdus ? « Je vous déteste les gars » balance Clotilde 🙂 Nous arrivons à une rivière et d’après le GPS nous avons fait la moitié de la forêt, il reste encore 2km.
Nous avons effectivement passé le plus dangereux mais pas le plus technique 🙂
Autant le chemin de la montée était bien dégagé, mais pour celui là nous étions clairement les seuls à passer par là depuis plusieurs mois tellement la nature avait poussé ! Le chemin était recouvert de tous les branchages possibles que l’on peut trouver dans une jungle : bambou, lianes, arbres à épines, divers feuillages, insectes… À tel point qu’en grand seigneur Thomas se sacrifie ouvreur du passage et tente de se fabriquer une pseudo-machette avec un bambou… Lorsque soudain je l’entends s’écrier « OUTCH ça coupe un bambou » ! Et non c’était pas pour le débroussaillage mais plutôt pour son doigt. Non pas l’ongle retourné, cette fois Thomas s’entaille le doigt sur l’autre main et ça pisse le sang. À la base nous étions partis marcher 3h pour une petite rando sur un mont ridicule, donc la question c’est

à quel moment quelqu’un a pensé à emporter une trousse de soin ? 

Et bien personne ! Même moi qui ai pourtant toujours mon sac photo sur le dos avec le nécessaire gourde, crème solaire, pansements, cette fois ci je suis parti léger. Bon les gars ça continue de pisser le sang, qui a une solution ? Heureusement que Marin est avec nous. Il est arrivé ce jour à 5h du matin en ferry de nuit depuis Manille – et oui il avait bien étudié les solutions avant de venir. Il a donc son sac avec un kit de premier secours. On se croirait dans une opération survie en pleine forêt amazonienne. Je caricature mais c’était un peu le cas. En plein milieu des lianes et bambous, tous avec les mains sales, pleines de terre, moi qui tenais la compresse stérile par un coin pendant que Marin coupait la bande de pansement, Thomas avec son mouchoir faisait un garreau à son doigt et Clotilde qui s’occupait de l’eau et de la poubelle ^^  Équipe de choc ! Une fois notre guerrier soigné, le voilà reparti un bâton à la main, en train de fouetter tout ce qui se présente à lui pour dégager le passage. Nous progressons en file indienne, collés les uns aux autres, le dos à moitié courbé tellement les feuillages sont envahissants. Histoire de bien te poser l’ambiance, à tout cela il faut que tu rajoutes la chaleur qui nous fait transpirer comme des porcs, puis à chaque coup de bâton de Thomas dans les broussailles, d’innombrables feuilles et autres choses non identifiés nous tombent dessus venant se coller à la peau. En plus de se gratter de partout, il y a quelques insectes qui nous tournent autour, et a cela s’ajoute la peur d’avoir des serpents tombants des arbres.
Nous sommes perdus
Voilà le "sentier"
Ah on n'a plus de réseau les gars
D'après le GPS c'est par là... OK !
Pour que t’imagines bien la galère, à ce moment là nous avons eu des réflexions de gens perdus en pleine nature du style :
  • – s’il y a une rivière, on n’a plus qu’à la suivre, ça va forcément nous ramener jusqu’en bas
  • – les tuyaux qui longent la rivière ont bien été amené par des gens c’est donc que la route est dans cette direction
  • – les premiers cocotiers que nous apercevons sont signe d’un bord de mer non ?
J’entends un énorme bourdonnement et PAF grosse décharge électrique sur mon flanc gauche. « AAArrrg !! je ne sais pas ce que c’était mais quelque chose m’a piqué à travers le tshirt » m’écriais-je à Clotilde qui progressait juste derrière moi. A peine 10 secondes plus tard, à Clotilde de crier « Aaaarrrg moi aussi  » !! La douleur est vive pour tous les deux et commence à piquer sérieusement, voire même à brûler et gratter. Après inspection de cette piqûre de fantôme, la zone touchée vire au rouge avec une grosse boursouflure jaune au centre – la douleur durera assez longtemps et je ne connaîtrai jamais le responsable !
Soudain, nous retrouvons le sourire et l’espoir d’être bientôt arrivé en apercevant un caleçon séchant sur un rocher au bord de la rivière, mais c’était sans compter sur la blagounette de Clotilde « c’est peut être le caleçon de celui qui est mort » ?
Ah !
Nous venons finalement au bout de cette aventure et arrivons dans un tout petit village. Nous sommes sauvés ! Il doit pas être loin de 15h, nous avons demarré à 9h30 et à part de l’eau notre estomac est vide – heureusement qu’on a pu remplir les gourdes avec les techniciens là haut. Nous trouvons un petit resto local en bord de route pour combler nos désirs. « Restaurant » est un bien grand mot, c’est surtout une table devant une maison avec quelques marmites de plats préparés. C’est clairement la cantine pour les locaux, et au moins nous ne sommes pas dans la zone touristique de Coron, là on mange comme le font les locaux et c’est délicieux.
Resto local après la rando
Repas local
Réconfort après la rando
Il faut encore marcher 2 km pour rejoindre le bord de mer et la plage qui était notre objectif final après la rando, mais après ce périple le retour à la guesthouse en tricycle fait l’unanimité ! Ce coin de l’île n’étant pas touristique, les tricycles se font rares et lorsque nous en attrapons un, la négociation est difficile… difficile de faire jouer la concurrence. Tant pis on accepte de faire les 4km pour 6€ et on monte avec DJ tricycle. Il roule plein gaz, c’est à dire à 40km/h en ligne droite et 20km/h en montée mais il est très gentil et nous a mis la musique 🙂
Avec DJ tricycle
Tout est bien qui fini bien, malgré les péripéties cette rando était vraiment trop cool et tout le monde a retrouvé le sourire, à tel point que le soir on se chauffe à cuisiner des pâtes sauce tomate à la Guesthouse et ainsi éviter les prix exhorbitants des restaurants de Coron. C’est surtout Thomas et Clotilde qui se sont chauffés, moi je les ai encouragé et attention c’est de la sauce tomate maison. Il y a la ration pour une famille nombreuse mais deux Thomas comptent comme quatre. Le kilo de pâtes y est passé, un vrai régal !
Les cuistots !

Oh Crêpe c’est déjà fini !

Le temps d’un dernier coucher de soleil de folie sur les îles de Coron avec une petite bière et le lendemain c’est réveil très tôt pour attraper le ferry de 7h30 direction El Nido. Et oui, Coron c’est déjà fini mais c’était vraiment top comme destination et je tiens à finir cet article par la superbe crêpe de Coron de chez « Oh crêpe ». Après tant de frustration en Thaïlande, et notamment à Koh Lipe où toutes les crêpes étaient trop cuites, craquantes et vraiment pas bonnes j’ai enfin trouvé une vraie french crêpe. Dédicace à Clotilde qui a passé tout le séjour à réclamer cette même crêpe à Thomas qui a réussi à esquiver pendant 2 jours et s’en est même servi d’argument de motivation au mont Tundalara… les pauvres sont partis sans même la goûter ! #bienjouéThomas #tristessePourClotilde

LA crêpe de Coron de chez "Oh Crêpe"

Un coucher de soleil à couper le souffle

Coucher de soleil Coron
Coucher de soleil Coron
Ca doit être beau vu d'en haut
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Ma vie est trop compliquée pour tenir dans un texte de présentation, mais ce que je peux dire c'est que j'ai toujours rêvé de voyager autour du monde et découvrir de nouvelles cultures. Aujourd'hui, j'ai emballé mes affaires, quitté mon travail et je suis tous les jours dans un endroit magnifique ... Il ne manque plus que ma patatas fritas

Commentaires:

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    clotilde

    17 mars 2020

    Ma crêpe 🙁

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